Illusion ou réalité ?

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En se grattant la tête Maximilien se posait des questions sur la valeur des choses, ou plus exactement sur la valeur que les humains attribuent aux choses. Qu’est ce qui a le plus de valeur à leurs yeux : le réel ou l’illusion, le concret ou l’abstrait, la réalité ou l’idée qu’on s’en fait ? Il était logique de se poser la question, car pour l’humanité la valeur des mêmes choses, varie au cours du temps, alors que la réalité ne change pas ! La valeur que donnent les hommes aux choses serait donc essentiellement illusoire ? Au-delà du réel, aux yeux des humains, la valeur des choses n’est-elle qu’une question de mode ?
En ce qui concerne les arts, c’est certain, pour une peinture, la réalité n’est qu’un morceau de toile ou autres matériaux, sans grande valeur. Tout est dans l’illusion, dans les idées qu’elles procurent, (on dit dans l’impression pour les impressionnistes). Combien de ces derniers sont mort dans la misère au milieu de leurs œuvres, qui valent maintenant des fortunes ; même leurs croutes (ils n’ont pas fait que des chefs-d’œuvre), se vendent à des prix fous. Le prix de la part d’illusion va bien au-delà de celui de la réalité.
Un billet de banque finalement, qu’est-ce que c’est ? Un morceau de papier imprimé auquel on croit quasi religieusement. C’est comme une hostie où il faut et il suffit d’y croire pour que Dieu soit présent. Au siècle dernier où l’argent a été quasiment déifié, tout le monde y a cru. Dans l’église ça s’appelle la foi, dans la banque la confiance, mais c’est le même mécanisme du cerveau humain, prêt à croire tout ce qu’on lui raconte ou à le rejeter totalement du jour au lendemain. Supposons un faux billet, il a toute la valeur d’un vrai tant qu’on y croit aucune quand on y croit plus.
Même si ça n’est pas toujours aussi flagrant, l’idée qu’on se fait des choses a donc aux yeux des humains, une plus grande importance que leur réalité. Sans perdre pour autant toute sa valeur, une monnaie peut se dévaluée en fonction de données essentiellement subjectives et difficilement prévisibles ; la confiance n’est pas une donnée mesurable, ni concrète.
Finalement l’humanité vie de plus en plus dans l’illusion, avec tous les risques que ça peut impliquer ; la stabilité de ce monde est davantage fonction de phénomènes subjectifs qu’objectifs. Plus conditionnée par l’illusion que par la réalité.
Quand les gens ne croiront plus aux monnaies internationales, mais à des monnaies locales plus proches d’eux, valables seulement dans leurs régions ; il n’y aura plus besoin de taxe carbone, plus besoin de recommander de consommer local pour éviter la pollution par les transports. On reviendrait un peu à la réalité des choses et à une diminution des risques de crises et de conflits ; bien des problèmes se règleraient naturellement et objectivement. Ne nous faisons pas trop d’illusion sur notre monde actuel, il est beaucoup plus fragile qu’il n’en a l’air !
Pour assurer l’avenir soyons un peu plus réaliste, il subsiste toujours quelque chose du réel, il peut ne plus rien rester de l’illusion.
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