Il était une fois

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Il était une fois, voila comment commencent les histoires des contes. Est-il possible que dans notre monde on puisse commencer ainsi notre vie, par ces quatre mots ?

-- 19h13 déjà ! Mince, je n’ai pas fait attention à l’heure, je crois que je peux dire que je suis morte !
Elle ferma son livre, le rangea et descendit les marches de l’escalier deux à deux.
C’était une rêveuse qui n’avait que très rarement les pieds sur terre. Etait-ce un mal ? Elle n’en savait rien mais ce qui était sur pour elle, c’est qu’elle aimait cela ! Sa mère était installée dans la cuisine et attendait sa fille. La jeune fille arriva le visage rouge et les cheveux décoiffés. Sa mère leva les yeux vers elle mais ne dit rien ce qui l’étonna fortement. Elle brisa le lourd silence qui avait pris place :
--Il faudrait que tu ailles chercher du beurre au super marché, il n’y en a plus.
Sa fille répondu par un signe de la tête, prit l’argent que lui tendait sa mère, se chaussa, prit son manteau et partit. Elle s’avança dans la cours les yeux au ciel pour regarder les étoiles qui prenaient doucement place sur l’ardoise noire. Sans faire attention elle bouscula une dame très bien habillée aux cheveux noirs comme cette nuit et aux yeux encore plus sombre. Elle était très belle mais d’une beauté froide, sévère. La jeune fille balbutia quelques mots d’excuse avant de s’enfuir devant. La femme marmonna une phrase :
-- Ces jeunes d’aujourd’hui, ils n’ont plus aucun respect pour les adultes !
La fille regarda derrière elle comme pour vérifier que la dame n’allait pas la suivre. Elle la connaissait. C’était la voisine du deuxième étage. Elle était désagréable avec tout le monde, méprisait les enfants et surtout maudissait une jeune femme, Mlle Blanche lui sembla-t-elle, qui pourtant était contrairement à elle, adorable, gentille et aimée de tout l’immeuble. Cette dernière se promenait souvent avec un petit homme et parfois, un beau jeune homme venait la voir un bouquet de fleurs a la main. La fillette le regardait à chaque fois qu’il venait et elle trouvait toujours qu’il avait l’air d’un prince.
Elle avança dans la rue, le nez en l’air regardant les lumières qui bordaient la route ou passaient les voitures. Cela recommença une deuxième fois mais avec une petite fille à peu près de son âge mais surtout en vélo. Elle portait un beau manteau rouge et avait accroché à l’arrière de son engin, un petit panier comportant de la confiture et d’autres mets surement très agréables pour les papilles. La fille au manteau s’excusa et repartit aussitôt. La fillette l’avait déjà croisée à plusieurs reprises et connaissait sa destination qui était toujours la même, elle allait voir sa grand-mère.
Elle connaissait le chemin par cœur car sa vie ne se résumait quand très peu de chose dont il faisait parti. Partir a l’école tout les matins, revenir, travailler et parfois aller chercher les courses oubliées, tel était son quotidien. Elle trouvait cela d’un ennui et pour l’oublier se réfugier dans les livres de conte ou tout était merveilleux !
Une petite fille blonde pleurait toute seule sur le bord de la route. La fillette s’arrêta et lui demanda ce qui n’allait pas :
-- J’ai perdu ma peluche...
-- Comment est-elle ?
Ses yeux bleus s’illuminèrent malgré les larmes qui tombaient.
-- C’est un lapin blanc habillé d’un petit gilet rouge ! Mais je ne...sais...pas ou il est...
-- Ne t’inquiète pas, je suis persuadée que tu le retrouveras !
--Mais il faut rentrer à 19h30 précise !
-- Pourquoi ?
-- Eh bien parce qu’il n’aime pas être en retard !
-- Qui donc ?
-- Mon lapin, voyons !
La jeune fille sembla étonnée mais ne dit rien. Une femme approcha tenant dans ses mains un petit lapin blanc en peluche. Elle le donna à la petite fille qui lui rendit un beau sourire en guise de remerciement. Elle salua la jeune fille et partit en courant.
Elle sourit et continua son chemin d’un pas léger. Il lui fallait au moins ça pour qu’elle se sente vivante. Oui, pour elle, il était important de rêver qu’importe l’âge que la personne a.
Un chapeau roula à ses pieds. Elle le ramassa. C’était un beau chapeau haut de forme noir. Un homme s’approcha d’elle et lui dit avec un visage malicieux :
-- Merci mademoiselle d’avoir ramassé mon chapeau ! Il m’est très précieux...
Elle lui tendit, l’homme le prit, l’amena a sa tête et avec fit un petit signe puis continua son chemin.
Elle ria à pleins poumons. Quel étrange homme !
Elle arriva enfin au super marché. Elle acheta le beurre et rentra chez elle.
Elle aimait rêver, elle aimait se dire que chaque personne faisait parti d’une histoire unique et magique à sa façon et qu’il suffisait juste d’y croire.

Oui, voila la réponse à la question mais pour cela il faut commencer à croire aux contes de fées et à mettre un peu de magie dans notre vie. Alors à chacun de commencer son conte, les mots n’attendent que nous,

Il était une fois...
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