Image de Caroline Kipik

Caroline Kipik

6 lectures

0

C’est vrai.
Amoureuse,
Passionnée,
Triste,
En manque,
En colère...
Quelle dramaturge je fais.

Pathétique à souhait, je cohabite avec moi-même sans me supporter.

Kundera disait « le lyrisme tue » je me souviens que le jour où j’ai stabiloté cette phrase je sirotai ma grenadine sur le bord d’une piscine et alors tout absolument tout me paraissait pathétique.

Aujourd’hui c’est le même état d’esprit qui me domine.

Je me trouve pathétique d’avoir baisser ma garde. J’ai céder au lyrisme.
Pathétique d’avoir partager tout mes secrets avec lui.J’ai céder au lyrisme.
Pathétique d’avoir demander à cet homme de partager ma vie. J’ai céder au lyrisme.
Pathétique d’avoir projeter dans mon esprit ce qui aurai du être le plus beau jour de ma vie. J’ai céder au lyrisme.

Le problème quand on ne cède pas au lyrisme, c’est que la société nous prends pour des sceptiques, des gens hautains et prétentieux voir même condescendants...Ils n’imaginent pas à quel point ils se trompent.
Ils vous demandent de vous remettre en question...
Vous disent que vous êtes trop durs...
Hérésie.
Ils ne se disent pas que le lyrisme existe et qu’il tue.

Il nous tue car il déçoit.
Des gens que nous considérions comme des vraies frappes humaines ne sont qu’en fait un concentré de médiocrité, d’ailleurs nous le sommes tous.
Les frappes humaines n’existent que dans l’imaginaire des Lyriques comme moi, vous savez ces gens qui se disent que peut être les licornes existent... qui sait.

À force d’être déçu on construit des murs, c’est mieux que rien puisque de toutes les façons nous devons cohabiter au sein d’une même cellule sociétale.
Premièrement la cellule familiale où nous sommes amenés à ressentir de la désillusion. Les enfants à qui nous donnons toute notre énergie vitale et qui en retour ne sont pas ce que nous attendions d’eux. Ils ont le droit, entendons nous bien. Rappelons nous que les licornes n’existent que dans notre tête et qu’ils peuvent être en réalité ce qu’ils désirent.
Les conjoints... pour qui vous êtes importants la première année...puis ils vous zappent, vous rabaissent, vous tiennent en otage et vous disent à quel point ils vous aiment quand soudainement vous retirer votre alliance en déclarant: « c’est fini, salut »
Deuxièmement, le travail...
Qui nous demande d’être excellent?
On se mets la pression pour faire exactement ce qu’on attend de nous quitte à produire consciencieusement et consciemment un formidable « n’importe quoi ». Mais bon, nous les licornes comme ont adore le lyrisme qui tue ba on fait passer ce grand n’importe quoi sous couvert de jolis mots tels que: professionnalisme, confiance, bien commun... bla bla bla.
Troisièmement les relations...
Alors là le pompon sur la Garonne!
Fidélité,
Loyauté,
Bien sur avant tout ça c’est l’honneur, la droiture...
Bonjour l’enculerie.
Parce que là ont es des boulettes.
Toutes ces valeurs n’existant dorénavant que chez une espèce en voie de disparition, ont se retrouve face à des personnes pour qui nous n’avons plus aucune valeur.
Ça donne un peu près ça:
« Ah mais tu défends ce principe là toi? » Et les v’la qui se fendent la poire comme ci on était ce que nous sommes pour de vrai: Des lyriques insupportables.

Pendant qu’ils ne dérogent à aucune ligne de conduite puisqu’ils n’en n’ont pas, vous payez le tribu d’une trahison que vous vous êtes auto infliger.
La boucle du lyrisme est bouclée.
0

Vous aimerez aussi !

Du même thème

Du même thème