Humanité

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Fervent rancunier, humble partisan au mensonge, l’homme regorge d’anomalies à guérison inégale, improbable, minutieuse. D’un bonjour involontaire à un bonsoir intéressé, il forge son être à son gré car la permission la lui a été donnée. Dévaluation enjolivée et compliment empoisonné, il émet des ondes entrecroisées qui découlent de cette radioactivité maladive, celle d’une association dissociative. Sur une place, ils sont hommes. Mais qu’est l’homme quand son âme volage ne sait où se fixer ? Atome le plus grand, l’âme se perd sans destination, sans feux de signalisation, sans panneaux de direction. Sans hôte, sans titulaire, sans maître, elle erre et ne sait où s’implanter. La superfluité prend le dessus et les mœurs se ramollissent. Le mal se confond au bien et les tares se reflètent en qualités: la perdition naît et la dérision se propage. Que deviennent les êtres? Agents pathogènes de la cruauté et origine de l’affliction, ils se soustraient et se divisent. Mais lorsque dans une mésaise ils se trouvent, l’union de leurs qualités malsaines s’agence à faire croître une humanité nébuleuse. Mais savent-ils que la victoire ne dépend pas de leur force minime qu’ils croient grande faute à une alliance corrompue?

La déchirure est grande et l’humanité ne semble que trop accessoire...
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