histoires folles pour montres molles

il y a
1 min
1
lecture
0
Un petit pamphlet innocent n'aurait rien fait de mal, je suppose.
Lorsque j'envoyais mon premier billet doux au journal réfractaire des hallucinés d'un certain bocal dont je tairai le nom, je m'imaginais encore que la notion de critique constructive faisait partie de ces impératifs entretenus de raison à ce que la littérature de presse se reconnaissait en tant que matière à penser la réalité. Pourtant, un indice de confiance d'accointances météorologiques, me détermina à choisir une sécurité à laquelle j'aurais peut-être préféré, par le biais d'une lucidité plus consciente, la transparence de mesure que je lui discerne actuellement, avec ce recul qu'aucun pessimiste des grands mots n'aurait à percevoir comme la douleur m'étreint moi, en cet instant, au propos du billet doux, celui que j'adressai presque en sous-main urgente et capitale, audit journal de presse, un papier que j'estimai dans l'effort pour lequel je me donnai d'attention dans l'écriture du modèle à penser de ma pensée. Je n'avais pas d'autre moyen, effectivement, que de scinder un peu la matérialité de mon intériorité, autant que leur reconnaître à chacun, un chemin distinct. Pour autant on me reprochera ce que je ne pouvais aussi bien prévoir que je ne le fis que trop mal. Rien, ni personne, n'était dans le moyen réaliste que mes mots se révèlent autrement que par une onde à retard, comme le rebond d'un impact sur lui-même, une diffraction du propos dans le temps comme justement, je tentai l'expérience de péremption des mots. Ceux-ci, objet de ma passion, me faisaient bien douter de leur friabilité, et c'est peut-être ce qui me poussa à oser timbrer le billet doux, et à l'envoyer au journal de presse.
Pour autant, je ne crois pas avoir bien joué cet événement.
Charnière à l'enchevêtrement de mes fils de tisse, il m'apparaît, en tant que tel contenant métaphorique, un peu rouillé, grinçant, et surtout d'une solidité dont l'épreuve du temps aura indéniablement prouvé qu'il s'agissait là d'un bricolage presque trop naïf pour être mature et avisé, mais malgré tout efficace jusqu'à ce que l'oxyde se fasse.
Je garde de ce billet doux un souvenir qui s'efface.
Le journal de presse n'a pas voulu subir une quelconque trace.
On dira que le feu purificateur d'une cheminée aura créé ce vent de fumée que je me traîne depuis. On dira qu'il n'y avait rien de plus à changer, mais que tout aurait été différent, alors que cela n'aurait rien changé non plus.
0

Un petit mot pour l'auteur ? 0 commentaire

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,