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Histoire de Cerise

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Luigi Vannucci

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C’était une cerise. Une petite jeune et jolie cerise aux joues roses et à la robe rouge,
Elle regardait le monde du haut de son cerisier. Bien sûr elle aimait son cerisier d’arbre,. Tout en haut, elle lui était attachée par une petite queue verte et drue avec sa copine presque sœur siamoise rose et rouge elle aussi.
A cette époque, le midi, le mistral caressait le beau cerisier charnu et toutes les cerises avaient bien souvent envie de s’envoler et prendre l’air, voir la campagne et les champs sous le ciel de Provence.
Cerise de mère en fille, c’était une habitude de la famille des cerises, elle rougissait avec le mois de juin.
Un papillon blanc était son copain. Il se posait d’un bruissement d’aile sur son épaule de cerise, lui racontait des histoires d’abeilles qui faisaient leur miel de ballades dans les près..
Et la petite cerise rêvait de prendre l’air, de rompre le cordon ombilical qui la rattachait à son arbre. Elle pouvait bien s’émanciper !!! après tout c’était déjà la fin juin....
Un matin frais, la cerise dit au revoir à sa siamoise de cerise, rompit sa petite queue verte et...le papillon sur son épaule, s’en alla voir le monde. Enfin surtout le village tout à côté sous le soleil.
Devant la pâtisserie du village, ses sœurs donnaient de la couleur à un clafoutis enflé et doré. Sur l’étal du marché, une montagne de ses frangines, s’offraient aux regards des gens du village.
Le papillon virevoltait de bonheur, blanc papillon et rouge cerise, un bouquet de couleurs chantantes dans la lumière du midi.
Près d’un profond ruisseau, ils firent la sieste, l’eau glacée remuait les galets sous l’ombre des charmes. Les cailloux du ruisseau cliquetaient de bonheur. La visite de cerise sous l’ombre des bords de l’eau les enchantait.
Cerise était aux anges, le vent frais bruissait dans les feuilles, son copain le papillon virevoltait sous les accents de tramontane chantante.
Les anguilles sous les pierres arrondies par le courant, se rafraîchissaient et les tâches de soleil, à travers les feuilles, semblaient des pièces d’or cliquetant sur le fond du ruisseau, même l’eau si transparente à cet endroit, dansait sur les galets. La visite de cerise et du papillon blanc était une fête. Cerise et le papillon s’évadait à ‘heure de la sieste et de la liberté.
Loin de son arbre, elle ne finirait pas sur une montagne de crème glacée à la vanille. Elle vivait, aimait son papillon blanc qui la caressait des ailes. C’était le bonheur.
Car tout le monde sait bien qu’une cerise en liberté au début de l’été, c’est bien plus craquant qu’une cerise enfermée dans son bocal même si elle est à l’eau de vie.
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