Hier, Maintenant, Demain...sur la Terre

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J'ai 60 ans et suis auteure d'un roman publié en 2008. Mes passions sont l'écriture et la lecture. Je suis adhérente de l'association locale "l'Atelier des Mots" créée par Jeanine où nous  [+]

Hier, Maintenant, Demain...sur la Terre !

J’avais encore ma valise au bout de la main quand je décidais d’entrer dans un bar pour boire un café, accoudé au comptoir.
Je sirotais mon expresso quand un type me bouscula et évidemment le jus se répandit sur ma veste.
Le type s’excusa, demanda au serveur de me fournir une serviette pour éponger les dégâts, me proposa de me payer le pressing....Bref ! Un type bien.
Je savais que ma veste avait de toute façon besoin d’être nettoyée, alors j’acceptais les excuses de ce monsieur et le nouveau café qu’il me proposait de m’offrir.
Entre personnes intelligentes et civilisées, l’Affaire aurait pu s’arrêter là.
Le type commanda un bourbon, sorti son téléphone portable composa un numéro et d’une voix à peine audible, je l’entendis quand même dire « Salut, c’est Max. Je suis arrivé. Rendez-vous dans une heure 22 rue du Faubourg Saint-Honoré. Ensuite, on se rend ensemble 27 Avenue des Champs Elysées...J’ai dit ensemble ! C’est compris ? Salut.
Il referma son portable, paya sa consommation, me tapota le bras pour s’excuser à nouveau et quitta le café.
Tout à coup, son visage et les adresses mentionnées me firent comme un « tilt », j’étais presque certain que j’étais tombé, par hasard, sur le mafieux recherché par mon copain Tom.
Je ramassais ma valise, saluais le cafetier et me précipitais à l’extérieur pour suivre le type.
Trop tard, la rue était déserte !
Je pris mon téléphone et appela immédiatement Tom.
- T’as fait bon voyage ? me dit Tom
- Oui, mais c’est pour tout autre chose que je t’appelle...
- Tu as un problème, s’inquiéta Tom
- Mais non. Ecoute-moi bien. Tu sais le type que tu recherches, il vient de me renverser un café sur ma veste
- Ne fais rien, s’écria Tom, il est sûrement armé !
Je rassurais Tom en lui expliquant la situation réelle tout en le félicitant de m’avoir montré la photo de ce type.
Tom voulait savoir si j’avais pu voir le passeport du type, je répondis par la négative en ajoutant « C’est peu courant de réclamer une pièce d’identité à une personne qui te bouscule, non ? »
J’étais tout excité à l’idée de faire mon devoir en donnant un coup de main à la Police.
Tom me calma très vite, en m’annonçant :
- Pour l’instant, on ne bouge pas
- Mais enfin Tom, ce type va agir dans les heures qui viennent, m’écriais-je
- Chaque chose en son temps me répondit, d’une voix calme, Tom
- Je te jure, ça donne pas envie d’être citoyen, m’énervais-je
- Bon, ce n’est pas non plus l’ennemi public numéro 1, me précisa Tom
- Il est recherché par la Police, ou pas ?
- Oui, par la Brigade Financière me confirma Tom
Tom m’annonça qu’il avait un double appel hyper important et en profita pour raccrocher.
Je décidais de rentrer chez moi.
Après avoir vidé ma valise, mis mes vêtements sales, y compris ma veste dans le panier à linge où je savais que ma femme de ménage saurait quoi en faire pour me les rendre propres et repassés, je m’installais dans mon canapé.
J’ouvris le polar dont j’avais commencé la lecture, mais au bout de 2 pages, j’étais dans l’incapacité de faire un résumé de ce que je venais de lire.
Je refermais mon livre. C’était évident, la réaction inattendue de Tom occupait tout mon esprit, je décidais de le rappeler.
Je tombais sur sa messagerie et raccrochais sans dire un mot.
Je choisis de lui envoyer un s.m.s Tu préfères que je me rende moi-même au commissariat pour signaler ce type ? J’attends ta réponse. Salut
La réponse me vint si rapidement que j’avais l’impression que Tom l’avait rédigée en amont de ma question Tu ne fais rien, OK !
A nouveau, je tentais de le joindre en direct, mais encore cette insolente messagerie, comme précédemment, je raccrochais.
Je pris place dans mon canapé, alluma la télé et je m’endormis.
Je me réveillais, tout endolori de ma mauvaise position prise dans le canapé, je regardais ma montre, elle indiquait 22 heures 22 minutes, à peine le temps de me redresser que mon cerveau « clignotait ».
Je décidais d’envoyer un nouveau message à mon copain Tu ne souhaites vraiment pas que je me rende dans un commissariat ?
Tom me répondit NON !
Sur le moment j’étais un peu vexé mais après réflexion, je pensais Tom a raison, je ne connais même pas le nom du gars et si j’explique mon unique contact avec cet homme soit un vêtement souillé, je risque de me retrouver dans une cellule de dégrisement.
Je me déshabillais, prenais une douche et me couchais.
Je fus réveillé par la sonnerie de mon téléphone dont l’horloge indiquait 02 : 23, c’était Tom qui souhaitait vérifier les adresses évoquées par le gars, quand nous étions ensemble dans le bar. Je lui confirmais et Tom me raccrocha au nez.
Je restais un moment assis dans mon lit avant de me rallonger mais impossible de retrouver le sommeil.
A 6 heures, je me levais, enfilais mon équipement de coureur pédestre. Comme une évidence, mes foulées de menèrent sur les Champs Elysées et plus particulièrement au niveau du N°27 où à ma, grande stupeur je vis plusieurs voitures de police garées au bas de l’immeuble.
Je ne m’arrêtais pas et rebroussais chemin quelques mètres plus loin.
Rentré chez moi, je composais le numéro de Tom, mais toujours ce foutu répondeur, je raccrochais.
J’étais quelque peu agacé par l’attitude de Tom, quel jeu jouait-il ? Je lui avais donné des indices et il semblait qu’il avait pris son temps pour intervenir. Je savais que je ne supporterai pas mon copain en flic véreux.
Pour me changer les idées, je décidais de consulter mes mails, à part les publicités et les inutiles, aucune nouvelle de Tom.
La sonnerie de mon portable retentit à 7 : 10, et l’écran indiquait TOM, sur le moment, j’hésitais à répondre mais l’instant d’après je décrochais.
- Merci Copain, grâce à toi, je viens d’empocher 3000 dollars fût la phrase de Tom
- Tu as gagné à la loterie ?
- Mouais, on peut dire cela.
- Tu n’es pas impliqué dans un trafic, je m’écriais
- Non, mais pour qui tu me prends ? Tu me déçois.
- Alors, explique et surtout rassure moi
- Les autorités ont mis à prix tous renseignements fiables apportés pour l’arrestation du type. Une sorte de prime, si tu préfères...
- Tout de même, tu as pris ton temps, tu avais des indices depuis hier matin, je lui faisais remarquer.
- Yes ! Man ! Mais, un collègue m’avait prévenu que le versement de la prime ne serait entériné qu’à partir de minuit ce jour.
- Il n’est pas loin de 7 heures, je te fais remarquer
- Pas ici, mec, pas ici. Tu te souviens que je suis à New-York et toi à Paris
Foutu décalage horaire !
Sylviane Niederlaender (24/09/2016)
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