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Hermès et Amani

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Hermès est une divinité de l’Olympe. Il est le fils de Zeus et de Maïa, l’aînée des Pléiades. Messager des dieux, Hermès conduit les âmes aux Enfers, il est également le guide des héros et des voleurs.

Le jour de sa naissance, Hermès dérobe 50 bœufs à son demi-frère Apollon. Il sera pardonné par Zeus. Celui-ci ordonnera la réconciliation avec Apollon. Après le vol du troupeau, Hermès retourne chez sa mère et lui annonce avec assurance qu’il désire embrasser la carrière de voleur.

Hermès a décidé de continuer sa carrière de voleur sur terre. Il décide d’escroquer les hommes et d’observer leurs réactions et leurs comportements. Chaque larcin comblera ses attentes. En tant que dieu, il lui serait facile de passer la main à travers un coffre-fort en acier, mais Hermès désire utiliser les règles des hommes. Il veut rentrer sur les marchés financiers, acheter, vendre, commissionner, soudoyer, stipendier ou, comme une expression du XVIIe siècle, « graisser la patte ». Tous les moyens sont bons pour obtenir de nouveaux marchés. Ce commerce où il est possible de gagner en une transaction l’équivalent de plusieurs vies d’ouvriers.

Hermès a décidé qu’il ne partirait de rien. Il désire utiliser les règles des hommes. Son point de chute sur terre est la ville de Vejle dans le Danemark du Sud. Il a choisi un petit appartement très simple situé dans la rue de Nørrebrogade. Décidé à monter un empire financier, pendant cette première décennie, il a choisi l’or gris, c’est-à-dire l’argent qu’il va pouvoir gagner sur les personnes âgées avec une extension de son activité aux handicapés et aux malades. Son but est de créer des hôpitaux connectés où chaque patient aura un outil de communication adapté à sa situation. Pour la plupart des personnes âgées, une série de gros boutons feront l’affaire. Les personnes dont l’agilité est réduite pourront utiliser n’importe quelle partie de leur corps, bras, coude, tête, menton voire le clignement de l’œil. Tout sera fait pour que le patient arrive à formuler un besoin de façon simple et précise.

Hermès joue sur trois tableaux. La mise en place des réseaux physiques à l’intérieur et à l’extérieur de l’hôpital. La réalisation des progiciels et la fabrication des appareils connectés. L’Etat, l’hôpital ou la clinique et le patient participent à l’effort financier. Le patient est obligé de signer un contrat dit « viager ». Ce contrat est un peu confus, certaines clauses sont surprenantes, car elles permettent d’imposer des loyers à vie. En gros, le patient paye pour obtenir un objet qu’il sera obligé de redonner, après son décès à « Hospitalk », l’entreprise de monsieur Amatzbøll alias Hermès.

Monsieur Amatzbøll a de nombreux concurrents, mais aucun ne propose de solution globale. Ce positionnement permet à Monsieur Amatzbøll de réduire ses coûts. Mais, il n’hésite pas à utiliser des pots-de-vin, des promesses financières afin de connaître les propositions des concurrents. Ainsi, la répartition entre les postes lui permet d’être le moins cher et par conséquent le mieux placé. Grâce à Amani, sa directrice des ventes, ils obtiennent les meilleurs marchés. Hadès connaît bien Hermès et il s’est qu’il ne sera jamais un fidèle compagnon. Menteur, roublard, retors, matois, Hermès est un vrai sac à malices. Poussé par Hadès, il pourrait facilement tomber en discrédit et ainsi être foudroyé par Zeus. Hadès considère qu’un dieu qui ne lui est pas inféodé est forcément un ennemi potentiel.

à suivre sur http://www.pierretomyleboucher.fr

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