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Mes yeux peinent à s’ouvrir, j’ai la bouche asséchée et un arrière-gout de whisky et d’clope. Encore une gueule de bois, une soirée sans lendemain, un lendemain sans soirée. Un moyen de s’évader, s’enfuir en courant, crier autant fort qu’emporte le vent, j’ai besoin de me sentir vivant mais pourquoi me mettre toujours mort.
J’essaie de libérer mon bras, encore tout engourdit, je force à le ramener à mon torse. Une fois la tâche effectuer, la tête si lourde de mon assaillante coupeuse de bras, divine créature, tombât sur mon tee-shirt qui devait, lui aussi, lui servir de coussin. Me rappelant du coup en la voyant ne pas avoir dormis seul, mes yeux encore plissés à peine entrouvert, je ne pus qu’admirer ma belle conquête. Elle était allongée sur le côté, sa face, face à la mienne, une courbure de visage si délicate, digne d’un ange, son corps tant à lui, me ferait penser pour un coté démoniaque et je souffre de n’avoir point de souvenirs qui attise tant mon excitation matinale.
Je rassemble toute mes forces pour me sortir de ce grand lit, à l’évidence si confortable que je pourrais y pourrir enfermer dans les bras bienveillants de ma Calypso. Mais bien que la tentation soit grande et ma volonté à son plus bas, il fallait que je m’en aille. De retour dans le salon, là ou le combat a fait rage, où tant de blessés sont tombés, encore ronflant, parterre et dans l’escalier. Je me frai un passage dans ce champ de mine, entre verres et bouteilles d’alcool, mise par terre comme si les tables n’existaient pas. Je sens du coca et de la cendre collaient sur le sol à mes dessous de chaussettes, retrouver mes chaussures était aussi périlleux que trouvée un mec sobre à cette soirée.
Je me dirige dans la cuisine, lieu morbide ou des zombies ont dévalisés le frigidaire en quête de nouvelle recette, se prenant pour des chefs étoilés. J’aperçois sur la table des restes de pâtes au nutella dans une assiette en carton. J’allume ma clope grâce à la gazinière, j’en avais bien besoin pour ce que j’allais encore endurer.
J’atteignis l’étage, après avoir tant bien que mal chevauché les deux personnes qui y dormez, succinctement je me suis dirigé vers la première chambre à gauche. Les murs étaient tagués et je pouvais difficilement déchiffrés l’absurde phrase qu’une personne sûrement trop saoule à tenter d’écrire, mais aucune trace de mes chaussures, cette soirée avait due être légendaire pour qu’une maison finisse dans un tel état si misérable.
Arrivé à la dernière chambre je fus surpris de ce que j’ai pu voir, mon ami, allongés seul dans le lit, détenait en sa possession ma paire de chaussure. Le détendeur de mes chaussures les tenait prisonnières entre ses bras, comme un vulgaire trophée. La chambre, vu toutes les affaires tombées en vrac par terre, me fit penser que cette nuit, un séisme a dû avoir lieu. Hâtant mes pensées de remémoration de la soirée en vint, je décidai alors d’aller récupérer mes chaussures trophées, bien que je déteste réveiller les gens, celui-là était mon ami, et j’exigeai de lui qu’il éclaircisse mes pensées si brumeuses.
Prenant à deux mains mes chaussures, en étant le moins délicats du monde avec lui, je les lui arrachais et pendant que je mettais le plus doucement et innocemment mes chaussures, je le vis se réanimer d’une longue sieste de cryogénisation. Enfin réveillé, je lui faisais part de mon néant concernant la soirée d’hier soir, ça la plutôt fais rire, sans même que je trouve cela drôle car je savais qu’il était en train de se remémorer des souvenirs de mes désastres crépusculaires.
Je lui ai alors dit qu’il était temps pour moi que je rentre chez moi, j’ai vu en son regard, une sorte de dépression mélanger à de l’incompréhension, comme s’il ne savait plus s’il devait rire ou bien pleurer.
Il me dit alors :
-Mais t’es con ou quoi, on est chez toi...
-J’arrête l’alcool.
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