Game Over

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L'Ecclésiaste montre l'expérience de celui qui, gardant la sagesse afin de pouvoir en juger, fait l'essai de tout ce qu'il peut supposer propre à le rendre heureux par la jouissance de toutes les  [+]

Marie, le lendemain de la visite de son appart'

Texto : « la prochaine fois tu restes, bisous »

J'ai pas répondu.

2 jours ont passé.
Texto : « tu reviens quand ? »

J'ai pas répondu.

3 jours passent.
Texto : « bon... si tu ne veux plus me revoir, sois sympa, dis le moi »

J'ai répondu : « pas le temps. Je t’appelle »

5 jours passent.
Texto : « tu ne devais pas me rappeler ?»

J'ai pas répondu.

Lundi 25, je l'appelle.
Accueil glacial. J'ai raccroché. De toute façon j'étais pas d'humeur.

Hier matin, elle m'appelle...
Petite discussion assez tendue, et puis je la fais rire...
On se voyait donc hier soir.
Le temps de rentrer chez moi, douche, RER, Métro.

Aux oreilles, MP3, ambiances... The Joubert Singers, Stand on the world



Donc :


Jean délavé, chemise kaki, cuir, sourire en coin.
Elle, jupette de lycéenne anglaise, sourire mutin.
Un mojito, histoire de...
Je lui propose de marcher un peu.

On se balade.
On se colle.
Je blague, elle rit.
Je sens son odeur de vanille.
Je ne fais aucun geste vers elle.
Elle me prend la main.
Je la laisse faire.
Pensées ailleurs...
« ...tu penses à quoi ? »

Je sors de ma torpeur.
L'entraine vers cette porte cochère
La plaque contre ces pierres usées par le temps
Son souffle se fait haletant.
Je la serre un instant.
Front contre front.
Remonte sa cuisse, main ferme
La droite.
Regard noir, mâchoire crochée.
Regard apeuré... Pas ici Marcus... Viens...

Chez elle, juste sa lampe de chevet allumée
Ecarte son chemisier
Dévoile sa poitrine, embrasse son téton,
ce doux téton brun qui durcit.
Petits coups de langue, légers ; appuyés.
Tête renversée, yeux mi-clos, elle s'abandonne.
Ce soir je serai son loup.

J'écarte son shorty, dévoile sa nudité,
Caresse ses longues jambes, cuisses,
baisers, caresses, je dessine et j'explore,
m'attarde sur certains plis, creux de genoux, de coude,
je laisse courir mon menton fracassé sur cette peau de vair
respire son intimité, je sens cette odeur de vanille, et de caramel
qui signe sa chapelle.

Lèvres ourlées, de désir, de plaisir... à venir... Avenir ?

Coups de langues, coups de nez, fouiller, et travailler,
S'imprégner et humer
j'épelle lettres après lettres, et mon nom... et le sien...
Je sens à peine ses doigts qui me serrent la nuque

« viens... »
non.

« viens...... »
je fais ce que je veux.

Doux sanglots...

Je suis tendu comme l'acier,
Dur comme ces bois que l'on met au feu
Mes terminaisons exsangues, de désir, de plaisir refoulé, acculé

D'instinct elle se met en position de soumission
j'embrasse ses 2 globes, glisse une langue sur le pourtour de son anneau...

Vierge.

Je lui caresse le dos, la croupe, mon envie entre ses cuisses
La pénètre parfois, jamais assez, mais juste assez.

Je caresse son dos, m'attarde... ou pas.

Elle ondule, cherche à m'attraper, à me retenir
En elle, plus loin, que mes caresses subtiles, presque timides...

j'écarte ses si jolies fesses, vue imprenable qui vaut tous les panoramas du monde

...

Et je l'empale.
Un cri presque rauque, venu du fond de l'enfer

De la main, j'ai cueilli sa liqueur,
je m'en suis délecté.

D'un doigt j'ai pénétré son autre fleur
Du pouce, je l'ai fouillé, tout en la prenant

Je voulais être le premier.

Mais c'est plus, l'idée.

Je sens la sève, implacable, monter
Serre les dents, me mords les lèvres
Je perds notion... tout se mélange.
Ce n'est plus Marie que j'envahis...
C'est une autre histoire, avortée, celle-ci.

Je la sens se raidir, je la sens défaillir
Les abdos verrouillés, les muscles tétanisés,
je la laisse jouir, détaché de tout.

Je l'ai laissé filer, je l'ai regardé
les muscles de son corps tressaillaient.

Allongé à côté d'elle.
Je la caresse, distraitement, presque amoureusement.
Sourire aux lèvres... pour elle.

Allongé, mon bras sous ma nuque
je me perds, dans des souvenirs qui n'en sont pas.

Des musiques me reviennent... [Cabrel « Madame n'aime pas »]


A califourchon sur son loup
elle laisse sa frange me caresser le torse
doux baisers, doux murmures, légers suçons.
Descend sur mon ventre
Bas ventre.
Aspire ce gland encore violacé sous l'effort.
Je la laisse faire.

Plus tard, un verre de vin, cépage rosé s’il vous plait
histoire de.

Elle me souffle « tu en avais envie ? »
Oui.
« Je voulais que tu sois le premier »

Nous restons comme cela, jusque tard dans la nuit, ou matin, c'est selon...
J'emplis ma mémoire de ses soupirs, du son de ses baisers.

Je suis parti, elle dormait, apaisée.
Je l'ai recouvert de sa couette, léger baiser sur son front, une caresse sur sa joue...

En revenant dans ce métro presque vide, le premier de la journée,
J'écris, sur mon cahier, aux pages délavées, cette nuit,
qui fut la sienne, et pas la mienne.
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