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fuite dans la nuit

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Pierre Villenave

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Dehors dans la nuit de l'effrayant bois c'est la tempête.
La pluie tombe en rafale sur les branches tordu comme milles doigts squelettique crochu, le vent souffle, violent, dans les cheveux de ce pauvre enfant en fuite.

Il cour, il cour, trébuche dans la boue du chemin.
Pourquoi s'enfuit t'il ainsi ? Qui est a ses trousses ?
Derrière lui les ténèbres l'enveloppe comme un suaire, les lumières à l'entrée de la forêt s'amenuise et disparaisse. Des grand yeux jaune machiavélique le guette et le poursuit.

Le sang sur ses vêtements ruisselle sous les nues.
Dans son sac a dos, son ballon de football se fait lourd . Lâché le sac ? Non courir et s'échapper.
Derrière lui, les hurlements des loups, les cris des spectres lui donnant la chasse. Il ne fait pas de mal à personne, veut seulement le bonheur. Sa famille est désuni, son chère père est mort, son frère et sa sœurs disperser au quatre vent... Il voulait simplement les réunir et maintenant on veut le tuer le pauvre. Sans pitié. Il galope toujours le chemin est infini, l'attraperons t'ils ?

Sous sa chevelure blonde ruisselant, son visage est terriblement pâle et ses yeux bleu ne reflète
que des pensés. Animal.
Enfin il arrive dans une clairière inondé. Avec ses files et ses aiguilles : oui il aime tricoter...
Sa cabane percher est là, ployant sous les trombes. Mais c'est étrange, il y a une forme qui le regarde... il sourit, les monstres qui le cherche arrive, il disparais.

Les policiers arrivent sur les lieux, leur chiens tenu en laisse, nul trace du garçon de dix ans. Mais devant eux un drame épouvantable. Un portrait morbide. Un Frankenstein a la Pablo Picasso.

un cadavre est là : les jambes du père cousu au bassin de la grand-mère, le bras gauche de la sœur et le bras droit du frère cousu également au torse du grand-père, lui même cousu sur le bassin de sa femme. Il manque la tête. Le ballon dans le sac. La tête de la mère pour finir l'assemblage. Le benjamin de la famille voulait les réunir et a presque réussi. Les policiers ne le retrouveront jamais. Mais l'on dit parfois que si on s'aventure dans cette forêt les nuits d'orage, on peut encore l'apercevoir pâle, sanglant, tremblant sous l'averse avec ses files et ses aiguilles et il n'attend... que vous !

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