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« La poésie des sommets, la montagne et tes lèvres enneigées. Ton prénom comme dentelle de l’écho. »

À travers un murmure, le son de ta peau caresse mon visage. Mes pores se dilatent. J’ai les pupilles qui explosent ! Le feu d’artifice. Je crois qu’au coin d’une rue, on célèbre ta présence. L’amour sage. Au bon endroit, au bon moment. L’élue des matins doux, la peur grandiloquente et injustifiée. Mes émotions comme une constellation d’ivresse. Le contraste des heures lentes et la poésie de l’instant. Un toi qui devient moi. La reine et la reine. La fille et la fille. L’amoureuse double. Entends-tu la pluie sur mes joues ?

J’ai les larmes lourdes, un épiderme qui se frigorifie à l’air du temps. Voudrais-tu m’accorder une danse ? Une simple balade sur le sable. L’après-midi, lorsque la maison, calme, regarde les vagues bercer le rivage.
Dans un flottement, les vents marins ; salés et amères, lèchent nos visages. Une mouette survole l’étendue bleue, ton corps et tes cheveux. Le bruit de la marée. J’ai ramassé un coquillage, tu disais entendre le battement d’un coeur à l’intérieur. L’être et la vie infinie. Les bras de mer se déchirent au paysage. Il pleut et tu n’es plus là. La fenêtre pleure, le village s’endort et puis, un cri d’oiseau.

« Le bonheur est malheureux lorsque tu t’éloignes. »

La chambre est vide. Rien, seulement le goût de ton rire comme un lustre accroché au plafond blanc. J’ai laissé le son de ta voix habiller les murs. Le parquet craque sous mes pas et l’envie me prend parfois de déchirer les draps. Le fauteuil rouge se joue de moi. Il me nargue mais je te dessine.
La respiration s’apaise, pourtant mes mains tremblent. J’ai les veines qui se diluent à l’encre de la page. L’esprit mimétique, l’idée en osmose, mon souffle chaud te cherche. La sueur perle sur mon front. L’odeur entre en résonance avec le parfum de la pièce. Je t’ai à l’oeil. Puis, j’ai chaud. Le vent s’énerve et les volets claquent. Le sifflement annonce la tempête. Il pleut ce soir et j’ai pensé t’apercevoir dans le reflet des flaques. Comme une ombre mouvante dans l’eau, tes yeux brodés aux cordes de la pluie.

« La plage comme souvenir des mots. Se baigner et te rêver. »

Un battement de cils et l’horizon rougit. Écrire ton geste, ta posture. T’écrire et te raturer. Le poème des mains. La danse des doigts, effleurer le piano. La musique te rend idyllique, comme un voyage sur les nuages. Le miroir des sentiments. Ton naturel m’émeut. Je dérive et le large devient plus grand ; c’est le ravin malicieux, le gouffre des amoureux. Ici, les secondes sont une lente agonie.

« La Terre et ta bouche. »

L’esthétique devient bénéfique. Ta nuque, essentielle. Ta respiration contre mon buste, une prouesse.
L’orgasme des soirs gris,
le plaisir admirable et
ton portrait,
là,
tel un chef-d’oeuvre,
tel un trophée.
Vive, pure et belle,
La femme-folie, la flamme d’une bougie.

Le monde se met entre parenthèses,
La volupté des sens gagne du terrain.
J’aime être avec toi. Dans toi.

« C’est une bulle silencieuse où seul ton sourire-soleil, coincé dans un regard, à le droit de vivre. »
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Léontine Collin · il y a
👍 pour le rythme deconstruit! C est inovant!
Sinon toujours aussi bien!

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Aglaée Collin · il y a
Merci la miiif <3
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Keith Simmonds · il y a
Une poésie bien conçue et bien écrite, Une symphonie d'amour cosmique et sensuelle !
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Aglaée Collin · il y a
Merci beaucoup !!
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Didier Poussin · il y a
A la recherche .......
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Aglaée Collin · il y a
d'un amour naissant ?
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Marie123 · il y a
j'ai été transportée
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Aglaée Collin · il y a
Merci beaucoup !
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