Femmes

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Vagabonde, rêveuse, tricoteuse de mots et d'histoires. Aime les chats, les éléphants, les grands espaces, le thé vert, les tartes au citron. Me suivre : http://www.sellierlielieauteure.f  [+]

La musique que j’écris, m’évoque les femmes qui ont traversé ma vie. Ma mère Olga, son corps musclé et à la fois fragile, qui a dansé sur les plus belle scènes des opéras. Mon premier amour, Mel avec qui je connus mes premiers émois, le goût des lèvres sucrées, la couleur rouge de la séduction dans un printemps naissant. Gabrielle, l’engagée médecin sans frontières, rencontrée au Kenya, la chaleur, les enfants souriants, chaleureux, la passion, le bruit des tambours. Barbara, la vagabonde, l’insoumise changeant d’humeurs comme la nature en automne.

Je suis revenu dans les bras de Paris, toutes ces femmes m’ont inspirées. Farandole de notes, partitions de musique, concerts et un jour une lettre retrouvée dans ma vieille sacoche en cuir, la lettre dévoilée : Gabrielle, la vivante, la passionnée, foudroyée par un cancer quelques semaines plus tôt. Je me souviens, j’avais glissé cette lettre parmi d’autres dans ma sacoche un matin d’hiver. Gabrielle m’a légué sa fondation Hope.

Voyage, au bout de ma route l’Afrique comme un retour aux sources, à nouveau la chaleur, l’inconnu, le connu, sourire, tendre les bras à tous les enfants orphelins de Gabrielle. L’été de nouveau là. En plein été, je serai pour ces enfants le père Noël. Espérance, espoir, amour, amitié, partage, transmettre, continuer la route, le sillon tracé par Gabrielle, semer des graines à l’infini, afin qui poussent de la joie, de la nourriture, que l’eau jaillisse.

L’œuvre de Gabrielle est mienne comme toutes ces femmes que j’ai aimées dans les différentes étapes de ma vie. Merci pour tout, merci de m’avoir permis de devenir qui je suis. Je me plonge dans l’inconnu, dans l’inconfort parfois, dans d’autres traditions. Certains enfants m’appellent papa. Je vais m’enraciner à cet endroit et devenir un très vieil arbre. Gabrielle n’est pas loin, elle est au bout du chemin et repose un peu en hauteur du village. Elle veille sur nous, elle me parle parfois la nuit, je lui souris dans l’obscurité. L’Afrique multiple, sauvage, musicale est devenue mienne.
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