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Faut-il l'enfer pour payer moins cher ?

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Maélys pénétra dans le grand hypermarché pour acheter un petit appareil électronique.C'était un cadeau surprise à l'occasion de l'anniversaire de son amie Nathalie. Maélys profitait des soldes pour l' avoir à moitié prix.Arrivée dans le rayon en question, elle s'arrêta devant les allumes cigares pour voiture.Elle cherchait dans cet appareil un adaptateur intégré à une clé usb. Maélys chargerait la clé, qu'elle possédait déjà, des musiques préférées de son amie et lui offrirait ces deux objets imbriqués.Maélys se retourna pour bien observer son chemin de retour vers les caisses, histoire de ne pas se perdre.Il y avait foule dans cette période du Blanc des soldes de Janvier. Tous les rayons se ressemblaient, ils s'ornaient de décorations qui rappelaient Noël. Les gens la bousculaient. Alors Maëlys paniqua. Elle se retrouva seule au monde au milieu de nulle part. Elle ralentit le temps qui s'était emballé, dans sa tête, se débarassa lentement du film catastrophe.Elle calma son esprit, et commença à ralentir le rythme de son coeur.Elle étouffait à s'évanouir. Pour descendre la fermeture éclair de sa doudoune, elle crut, l'espace d'un instant, qu'elle n'y parviendrait pas et qu'elle se coincerait dans la doublure de sa veste. la pelure enlevée, Maélys tendit doucement sa main vers l'article qu'elle avait choisi, malgré la tornade, dans ses idées.Elle lut le prix, 8,90€, et constata qu'il correspondait au budget qu'elle voulait lui attribuer.Elle pensa conjointement que la mauvaise vague de ses pensées allait passer.
Précautionneusement, Maélys emprunta le même chemin au retour qu'à l'aller. Elle regardait ses pieds.Puis, elle arriva en caisse. Maélys avait choisi celle qui se trouvait en face de la sortie du magasin.Ses mains, encore moites, posèrent l'article sur le tapis.En attendant que la douchette affiche le prix,elle ralentit encore l'écume des neurones déconnectées. Et pour oublier la queue, elle ouvrit son portable, consulta ses mails.Enfin, elle le rangea dans son sac. Ce qui posait bien Maélys, c'était d'écrire des mots, des vers avec de belles sonorités. Mais elle avait aussi oublié son carnet d'écriture.Bien sûr qu'elle était capable d'écrire debout, stylo en main!Tant pis, elle trouva dans un espace de son cerveau, une page blanche prête à tout mémoriser. C'est ainsi qu'elle ne vit pas venir le moment de payer, et fut ravie d'insérer sa carte bancaire pour finaliser son achat. Aussitôt, quatre rimes avaient éclos dans le pavillon de ses oreilles.Une fois arrivée à son véhicule, comme une enfant, elle voulut aussitôt essayer l'appareil. Il fonctionnait.Elle se rendit chez son garagiste, à l'entrée de son village. Maélys lui demanda de bien vouloir confirmer que cet achat conviendrait au véhicule de son amie.
_Pas du tout! dit -il , catégorique.Elle n'a pas le bluetooth, contrairement à vous, ça ne marchera pas.
C'était une déception.Cependant, Maélys pensa qu'elle s'en était bien sortie, de cette foule du magasin.
Elle se dit:
_J'ai acheté ce cadeau pour rien.J'ai eu peur pour rien.Mais puisqu'un rien me fait progresser,
des petits riens me feront beaucoup de bien. Et ils ne me coûteront rien. C'est plus avantageux que des soldes!.

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Fabienne Pigionanti · il y a
Merci de votre passage et de votre ressenti, bonne journée à vous, Amandine.
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Amandine-L · il y a
Une phobie difficile vivre, un raisonnement final positif et plaisant.
Un beau texte, j'ai passé un bon moment. Merci.

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