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Fantasme au bureau

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Jean a 48 ans. Grand, svelte, il dégage une force tranquille, une énergie, une détermination sereine et paisible. Il est avocat d’affaires, spécialisé dans les nouvelles technologies et à ce titre accompagne l’entreprise de son père, dans les domaines liés à son expansion. Marié, père de famille, il connaît un bonheur conjugal sans nuage avec cependant quelques rêves inachevés, des envies de fantasmes inaccomplis.
Ce matin, Les actionnaires ont décidé d’étudier la demande d’entrée au capital de la société Synchrono, et c’est lui qui va conduire les entretiens dans son bureau avec sa compétence habituelle, et sa fougue légendaire.
Il occupe un bureau d’angle au 3ème étage d’un bel immeuble Haussmannien. La pièce est décorée avec goût, mais son meuble bureau est une vraie merveille. Hérité de son grand père, le plateau est complètement marqueté, et sa taille hors du commun permet d’allonger les jambes avec aisance sous le meuble.
C’est l’heure, et Jean prend place face à André son père, Gérard son oncle, Dimitri son cousin, Jacqueline sa tante, et le représentant de la Banque Rothschild, actionnaire à hauteur de 25 % du capital.
L’heure est grave, car la société connaît une baisse de ses bénéfices, et sans argent frais et la possibilité de réinvestir dans des machines plus performantes, l’avenir semble sombre.
Jean s’est étonné de ne pas voir Clarisse, sa nouvelle secrétaire installée à son poste. Elle lui plaît bien Clarisse avec ses jambes interminables, ses seins voluptueux et sa bouche charnue. Chaque fois qu’il la croise, des sensations étranges s’emparent de son sexe. Il le sent se durcir, son ventre s’échauffer, et l’envie de la pénétrer le torture pendant de longues minutes.
Messieurs, je déclare la séance ouverte ..
A peine a-t-il prononcé ces mots, que Jean a la nette sensation que quelqu’un, quelque chose se trouve sous son bureau. Une chaleur, un souffle tiède se répandent doucement le long de sa jambe, puis atteignent son entrejambe. Des caresses, des agaceries le mettent rapidement à l‘épreuve de garder son sang-froid, tandis que la fermeture éclair de son pantalon est abaissée par une main impatiente.
Quoi, ici et maintenant, alors qu’il est bloqué par sa mission ? Un mot, un geste déplacé et s’en est fini de sa réputation. Il tente mollement et vainement de s’opposer à la mise à l’air nu, mais à l’abri de la tablette du bureau, de sa verge déjà gonflée, et battant la chamade. Jamais de sa vie il n’a été aussi excité et sa défense très symbolique, comme s’il chassait la poussière de son pantalon, le laisse pantelant, et couvert de sueur.
Il commence la lecture du contrat d’actionnariat tout en descendant légèrement sur le bord de sa chaise, de manière à offrir à la bouche, à la main qui le titillent la plus grande surface de peau possible. Le sort en est jeté .. ses sens ne sont plus capable d’un retour en arrière, et son corps appelle à une délivrance qu’il imagine voluptueuse. Une explosion, un geyser ; à gérer en toute discrétion, autant dire mission impossible.
Nous sommes rassemblés dans ce bureau afin de discuter de la proposition de la société etc....
Les mots sont vides de sens pour Jean. Il déchiffre par habitude, sans comprendre le sens de ce qu’il lit, tout occupé à goûter la volupté de cette bouche brûlante qui enserre sa hampe, et qui monte et descend en douceur. Une main l’accompagne dans ce va et vient cadencé, tandis que la langue tourne autour du gland maintenant violacé. Un va et vient de plus en plus rapide, puis un ralentissement contrôlé suivi d’une reprise en mode accéléré et de caresses sur les bourses devenues zones érogènes intensives.
Si Jean le pouvait, il enlèverait son pantalon, écarterait les jambes à 90°, poserait les pieds sur le bureau et savourerait yeux mi-clos cette caresse buccale aussi inattendue qu’inconnue pour lui.
Afin de se donner une contenance, il pose les coudes sur le bureau dérobant légèrement sa verge à la main qui la manipule. Mais une petite tape impérieuse le rappelle à l’ordre, et docile, Jean offre par un mouvement de recul de tout son corps, son sexe devenu énorme, alors que son désir d’un assouvissement rapide et brutal se fait de plus en plus lancinant.
Il bute sur quelques mots, relit une phrase, écarte encore plus les jambes tout en essayant de maîtriser la rougeur qui lui couvre les joues. Son sexe palpite, le plaisir monte, explose comme jamais, et il éjacule dans une quinte de toux feinte, longue et anarchique. Sa tête se balance de droite à gauche, sa gorge laisse s’échapper de longs râles de volupté que le public rassemblé autour de lui interprète comme des étranglements. Et enfin, après quelques dernières secousses maîtrisées, Jean reprend la lecture du contrat d’actionnariat d’une voix monocorde et affaiblie.
Autour de lui, les participants se rassurent ; rien de grave, une vilaine quinte de toux. Il faut vous soigner mon ami. En dessous de lui, une main referme la braguette, répare quelques dégâts vestimentaires et flatte par-dessus le vêtement la verge qui déjà regonfle.
Le tout terminé juste à temps pour accompagner le troupeau à la pause-café organisée à l’étage en dessous avant le vote et la signature du pacte d’actionnaires.
Jean ne saura jamais qui se trouvait sous son bureau. Ce sera la jouissance la plus mémorable de sa vie d’homme avec cette bouche et cette main inconnue. Il cherchera en vain à la reproduire par des mises en scène plus ou moins réussies, mais aucune n’atteindra jamais le sommet de jouissance éprouvé ce jour-là dans ce bureau.
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