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Fait d'hiver

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Polotol

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L'affaire Besnard ayant suffisamment défrayé la chronique, je suis en recherche d'un fait divers relativement récent pour me motiver à l'analyse et l'extrapolation de la nouvelle journalistique. J'hésite avec un événement tel qu' un phénomène people qui pourrait exciter le public.
En effet, lorsque l'on survole la "véritable affaire Marie Besnard", on retient surtout un long procès et une quirielle de cadavres déterrés. Avec une longue série d'expertises chimiques pour étayer ou enrayer l'accusation. Il y a aussi tout un phénomène médiatique qui augure de ce que l'on connaît maintenant avec toutes les séries" d'experts". Tous ces clichés sont légèrement surannés. Je préfère relater un fait actuel et l'étoffer pour intéresser le public par un cadre contemporain.
La "radicalisation"
Celle que l'on cache souvent pudiquement derrière l'éducation en général et dont la seule évocation met le lecteur mal à l'aise. La pédophilie. Dans sa version criminelle
Pour faire écho à une presse et aux médias qui traitent le sujet de manière prosélyte, je ne ferai pas une analyse exhaustive du sujet, mais simplement la traduction d' une vision curieuse d'un citoyen attentif.
Les dimensions limitées du texte me permettront de survoler le problème très rapidement mais donneront au public, une idée de l'intention de l'auteur.

• Ce que l'on connaît: Des dossiers où les enquêteurs s'enlisent et où la justice occulte. Beaucoup d'hommes politiques de toutes tendances et de tous pays. Des vedettes du schowbess Le pizzagate , les réseaux, le darknet, Balancetonpedo, les cryptomonnaies. Brigade de protection des mineurs. Avec peut-être, une passerelle vers les causes de réactions pour le terrorisme. Les ballets roses deviennent" les balles et des roses "
Les chiffres réels sont de 44000 enfants disparu en 15 ans en France et pays limitrophes alors que la justice et les médias ne médiatisent la disparition que 2 a 3 enfants par an, la vérité c'est que le sujet dérange les élites et les gouvernements qui y prennent part, comme, des magistrats, des flics haut gradé, des financiers, des élus...La radicalisation en cache une autre.
..., car, dans le cas contraire, rien ne filtre... la vérité est pire que la fiction.

La pédopsychose

Mohemmed vit à Molenbeek, où il est né dans une famille de Marocains immigrés depuis deux générations. Il n'est retourné au pays que deux fois pour voir la famille, mais il ne connaît pas la vie de ses ancêtres et les coutumes nord-africaines. La religion, il fait semblant pour plaire aux "anciens"
Quotidiennement, Il vit comme un Européen dans une capitale européenne, Bruxelles. Depuis sa plus tendre enfance, "suivi" par un pédopsychiatre, le docteur Kreuze, conseiller de son père, Mohemmed a été diagnostiqué enfant "à problème", suite à des difficultés scolaires. Le médecin loue un studio à l'étage au-dessus de la famille
Sa mère , Lila, a procréé quatre autres enfants plus petits qu'elle surprotège dans la maison familiale rue des "quatre vents".
Chaque semaine, Ali, son père, l'emmène à la mosquée du "Cinquantenaire", mais le" jeune" ne comprend pas les prêches de l'imam. Il patiente et préfère tous les soirs , rejoindre les copains des" halles" et rencontrer Mokhtar qui raconte ses aventures en Syrie quand il jouait de la Kalatch dans son bolide japonais avec les gros baffles à fond. On ne sait pas comment et quand il est revenu de là-bas. Tous les autres" perdus" sont là aussi pour le faire "mijoter"...Il ne vit que par ses souvenirs. D'ailleurs, Il va bientôt y retourner et Mohemmed rêve de l'accompagner.
Il le confie souvent à ses proches:
Seulement, il y a ce malade de toubib qui me tient la grappe avec ses litanies et ses "exercices de tordu. " Si je ne fais pas ses "imbécilités", il m' dit que je serai envoyé en maison de" correction".
Chaque fois, je dois me déshabiller et rester enfermé dans une armoire après avoir répondu aux questions... Ensuite, il me libère et recommence , l'obsédé!. Toujours sur la sexualité. Et puis, il parle de mon père avec lequel il est très" lié" comme il dit.
Mon cousin Ahmed, lui, tient un bistrot" rue des béguins" et il me filera de la tune*pour rejoindre mes frères d'armes à Damas. Par la Turquie, il paraît que c'est facile de rejoindre le "califat". Pour mériter le voyage, je dois faire une course à Paris et déposer un colis au stade de France. C'est donné, j'te jure"!. Le cousin avec qui, il sort souvent dans les boîtes de Bruxelles, lui a déjà donné un aller-retour de" Luxair" pour Istanbul.
Il m'a dit aussi que je ne serais pas seul et qu'il y en aurait beaucoup d'autres comme moi, qui partiraient. Beaucoup de cadeaux, du fric et des nanas... Le pied quoi! Les visas sont déjà obtenus mais au goutte à goutte pour pas éveiller les soupçons. Il appelle cela le djihad, la reconnaissance.
Et oui ,après ce coup-là, encore une méga soirée dans un château dans les Ardennes, ou il faudra amuser des "mecs à pognons" et leurs gonzesses, c'est" cool"...Les putes de quinze ans. La chnouffe à gogo, de "l'exta" peut-être, un rail ou deux, ça fait pas mal aux yeux!
Même le ministre des affaire étranges, le dit lui-même, en France, "Al Nostra" fait du bon boulot qu'il a dit. On aura ptêt la légion d'honneur.
Bon, je vais aller lui dire à" monsieur le docteur" qu'il peut m'oublier. Je fais ma valise et je déménage chez Ahmed, il saura bien me planquer quelque temps avant le grand voyage. Cela fait, J'irai saluer ma mère et toute la famille.
Devant chez lui, une file de" combis" de gendarmerie, toutes sirènes hurlantes et lumières jaillissantes , semble intervenir pour une action "coup de poing". Un policier dans une tenue NBC* sort de la maison de Mohemmed: "Du jamais vu, une piscine d'hémoglobine, le tueur n'en a épargné aucun. La mère vit encore."
Sidéré, Mohemmed est pris à partie par une équipe de "professionnels" qui l'emmènent à l'écart en demandant où est son père?
"Quand as-tu vu ta mère pour la dernière fois?"
" Je ne sais pas, ce matin, ou à midi, quelle heure est-il, là?" Mohemmed sanglote... " Que s'est -il passé"?
"Un voisin a téléphoné qu'il y avait du grabuge et des hurlements d'enfants affolés dans la rue des quatre vents, n°4, Molenbeek. En même temps, ta mère nous a appelés d'urgence en tenant des propos délirants. Quand nous sommes arrivés, 5 minutes après l'appel téléphonique, nous sommes tombés sur une scène d'horreur. Toute la famille a été massacrée. Désolé, on ne peut plus rien pour tes frères et sœurs, mais ta mère respire encore! Viens par ici, ça ne sert à rien que tu restes là. Les secours arrivent. On va la sauver!"
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Image de Keith Simmonds
Keith Simmonds · il y a
Un fait fondé sur une triste réalité ! Un grand bravo, Polotol !
Une invitation à découvrir “Le Vortex” qui est en FINALE pour
la Matinale en Cavale 2019, et vous ne serez pas déçu !
Merci d’avance et bonne soirée!
https://short-edition.com/fr/oeuvre/poetik/le-vortex-1

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Djany · il y a
une bien triste réalité qui va aller malheureusement en grandissant ...Merci pour votre passage sur ma page
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Patrick Gibon · il y a
une fiction pot cible? peut-être, p'tête nin biloute, un tantinet kon pelote autiste quand même, n'est-il pas? sinon, écriture enlevée et dramaturgie pil-poil des "balles et roses" bin piquantes!
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