"Le voyage de Blandine Veyre", chapitre I, extrait

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Soyez les bienvenu(e)s et n’hésitez pas à commenter, critiquer, donner votre avis. L'écriture est à la fois un loisir, un travail, une passion... Mes quatre romans sont désormais en ligne et  [+]

Le jour se lève, brumeux, blafard. La lumière diffuse péniblement sa couleur orangée à travers les persiennes en bois de ma chambre, située au premier étage de notre maison familiale et donnant directement sur le port de commerce de notre bonne et vieille cité Phocéenne.
Je ne sais quelle heure il est, pour l’instant tout est calme. Les quais sont encore endormis, mais très bientôt une agitation fébrile va apparaître et cet élan de vie qui renaît tous les matins se poursuivra tout au long de la journée et ne cessera que tard dans la nuit...
Bientôt, comme tous les jours, j’entendrai les pas furtifs de Mère montant l’escalier afin de s’assurer que je suis bien réveillée ; elle tapera quelques petits coups à ma porte et chuchotera :
— Blandine? Blandine, c’est l’heure, lève-toi et descends prendre ton petit déjeuner!
En attendant ce moment je me tourne sur le côté, je pose la joue sur mon oreiller pendant que mes doigts s’amusent à faire de petites boucles dans mes cheveux bruns, et je pense vaguement à cette nouvelle journée, je pense aussi à moi et à mon avenir, sans doute déjà écrit d’avance...

« Blandine », « Mademoiselle Blandine Veyre », c’est donc moi, la fille du maître voilier, homme aisé et respecté. Nous faisons partie de la petite bourgeoisie locale, nous sommes connus et reconnus; tous les Dimanches, lorsque nous sortons nous promener, les gens simples nous admirent puis nous saluent, et les nobles nous toisent avec attention et curiosité, car à notre modeste niveau nous œuvrons pour le bien-être et la prospérité du royaume ainsi que pour ses échanges commerciaux.

Les voiles c’est important; elles font avancer tous ces beaux navires, elles savent dompter les brises et les vents, elles parviennent à canaliser la force des éléments, afin que ces puissants vaisseaux puissent partir à la recherche de toutes les mystérieuses denrées et les merveilleux produits dont l’Orient regorge.
Mais l’Orient... Je sais vaguement qu’il se situe très loin vers l’Est, vers le soleil levant... Nos voiles blanches sont plus chanceuses que moi car elles connaissent bien l’Orient, elles le fréquentent souvent; mais moi, je ne fais que m’instruire et apprendre mon futur métier en aidant mes parents...
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