Exercice de style

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Même pas cap d’écrire sans « L ».

Comment ça, même pas cap ? Je rêve ou c’est un défi ? Sans me prendre pour Raymond Queneau ou un de ses amis écrivains, je dois pouvoir y arriver. Ce ne doit pas être trop dur d’évoquer un amour sans cette consonne si on a un minimum de mots à son actif ?

Cassiopée (pas de « L » ça commence bien !) est arrivée dans ma vie comme un ouragan, sans prévenir. Des signes avant coureurs auraient pu me mettre en garde mais des femmes comme moi s’en aperçoivent rarement. Trop préoccupée par ses amies en souffrance ? Certainement mais ce n’est pas pour cette unique raison. Je suis issue d’une communauté où personne ne peut s’exprimer sur sa vie, intime ou pas : sujet tabou !

Qui n’a jamais rêvé d’évoquer ses sentiments à ses parents au moins une fois dans sa vie ? Ne serait-ce que partager un bonheur devenu trop grand et trop puissant à contenir ? Personne, au moins au début. Et bien ça m’est refusé : interdiction de dire ou de penser des choses trop perso sauf si ces dernières sont insignifiantes ; ne dit-on pas que « ses vêtements crasseux ne doivent pas être nettoyés devant d’autres personnes ? » Bref, comme dirait mon père, chacun doit s’occuper de ses affaires et ne pas emmerder ceux qui nous entourent avec.

Ne me serais-je égarée de mon objectif premier, à savoir Cassiopée ? Bien évidemment mais comment évoquer cet être extraordinaire sans ce « L » ?

De nombreux mots bourdonnent mais aucun n’est assez fort, n’est assez beau pour ma douce princesse.

Je renonce à ce jeu débile. Je reconnais avoir perdu mon pari. Sans « L » à mes côtés, je ne suis bonne à rien.

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