Évanescence existentielle

il y a
2 min
73
lectures
8

Iconoclaste, autodidacte, amoureux de l'inédit, de l'imprévu, d'une certaine forme d'originalité sur fond de rébellion et d'impertinence. Je construis mes écrits comme un oxymore pour déroute  [+]

Tel Martin Luther King, jadis j’ai fait un rêve,..., ma « queen » à moi, ma reine se nommerait Eva.

Du songe à la réalité, alors que je m’évertue fébrilement à jouer avec les mots, ton hobby à toi sera de jouir allègrement de tout ce qui t’entoure, toi Eva la douce.
Eva divine diva de son état, Eva sur le perron et de ma destinée et de mon avenir cadre mon existence d’éternel « adulescent ».
Tu donnes un véritable sens à mon histoire et je quitte l’adolescence, enfin, devrais-je dire.

Le jeu amoureux a produit son effet et ma fée clochette à moi de me le rappeler. En éclats elle fait péter les pans, fait vaciller les pierres, fait trembler l’édifice de mes certitudes du passé.
Ainsi les écarts d’antan sont rentrés dans les cases car à la « casa » je me sens bien et des fleurs du mal, le mâle désormais ne vit que pour un monde idéal autour de lui.
J’évolue désormais dans le cadre confiné de nos vies, soit une vie la mienne, une deuxième vie celle de ta mère et désormais une troisième juvénile vie, toi mon Eva.
Alors s’il n’en restait qu’une, ce serait toi Eva, toi ma divine diva et ta mère, mère de mon enfant, toi Eva l’aboutissement de cette relation passionnelle débutée sept ans plutôt.

Toi, Eva et ta mère si complices, complicité propice à tous vos jeux, je....je dois en accepter l’augure et l’exaltation égoïstement maternelle qui découle de la simple physiologie humaine.
L’union, l’attraction, la fusion thermonucléaire d’une mère avec son jeune enfant, génératrice de la jalousie radioactive d’un père.
Mais j’acte vite, j’active, je consens rapidement à ce rapprochement viscéral d’atomes crochus féminins pour ne former avec eux (ou plus exactement avec elles) plus qu’un seul et même noyau familial désormais.

Ta mère, fidèle à elle-même, travailleuse, laborieuse, amoureuse s’occupe de mon bébé puis de son travail en même temps et... de moi aussi, l’éternel enfant.
Elle en fend son armure et devient naturellement mature pour remplir son rôle de mère, maire de ta vie, maire de ma vie et de la sienne aussi.
Tant de responsabilités entre les mains d’une accouchée sous césarienne et pourtant de ses douleurs, de ses doutes et de ses peurs elle a su malgré tout garder sa légendaire douceur et faire preuve de courage et grandeur.
Je dirai honnêtement et simplement que tout l’honneur lui en revient et que c’est en autre à ce titre, qu’elle est tant aimée, autant respectée, tout le temps admirée par ton père Eva.

Alors quand vient le soir et que j’arrive difficilement et péniblement dans ta chambre à m’immiscer entre ta mère et toi Eva, ma joie est à son comble. Je te regarde toi ma divine diva, toi mon Eva et va et vient dans ton lit cachée, tapie dans les draps à l’heure du « au lit on dort » et de l’histoire du roi lion.
Il t’est conté, raconté les péripéties de ce roi animal, maintes et maintes fois, soir après soir, le tome un, puis le tome deux mais aussi toutes ses déclinaisons, encore et encore et encore.
Toutes ces lectures jusqu’à ne plus avoir besoin de livres pour te faire rêver de ce dieu de la savane devant l’inertie de ses exploits homériques.
Mais toi ma petite Eva, par contre quel bonheur de mesurer le fait de te voir savamment grandir, habilement évoluer, adroitement interagir tout au long de ces récits.
Je me souviens, d’abord quelques sons qui s’échappent de ta bouche puis des babillements, puis des mots pour maintenant prononcer intelligiblement des phrases dignes d’une intelligence certaine et toute subjective.

Dernièrement, un bonheur suprême, un plaisir intense s’est emparé de ta mère et de ton père, quand munie de ton doudou « roi lion » blotti dans tes petits bras douillets, on t’a entendu nous traiter de « têtes de cactus » comme dans le film de ton animal favori que tu regardes inlassablement en boucle et ce pour une lumière de la chambre éteinte bien trop tôt à ton goût, sujette à négociation féroce, à grognement bestial de ta part.
Alors tes parents ont préféré s’enfuir de ton territoire tel des hyènes en proie à une jubilation oculaire indescriptible mais non sans avoir essayé de te consoler durant de longues minutes pour ce crime de lèse-majesté.

Eva, tu n’as pas encore trois ans mais tu es déjà mon essence, l’éveil de mes sens, la naissance d'une prise de conscience, la cause d’une évanescence existentielle.

Pour toi, je me sublimerai!






- A toi, le jour de tes vingt ans
8

Un petit mot pour l'auteur ? 0 commentaire

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,

Vous aimerez aussi !

Très très courts

Mon avis

Alicia Bouffay

Chère amie, j’ai bien reçu ton texte. Tu as sollicité mon avis, le voici.
Certains passages sont bien documentés, plein de petits détails qui apportent du réalisme à la narration... [+]

Très très courts

Le Sémi

Gérald Truchot

Père Noël,
Je m'appelle Capucine, j'aurai bientôt neuf ans et je suis en classe de CE1 à l'école des Grives. J'ai décidé de vous écrire cette lettre pour vous licencier. Ce mot, je ne le... [+]