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Escapade en Vallée d'Ossau

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Blanche

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Escapade en Vallée d’Ossau.
Notre Jean, actuellement « pape » en Avignon pour quelques jours, très soucieux du bien-être de ses ouailles, nous confia aux bons soins de son légat.
Et c’est Henri « la bulle papale » à la main qui nous mena rondement à travers un chemin parfois semé d’embûches : le circuit des Granges... ».
Sitôt garés à Laruns, tout près de l’église, nous voici sur un charmant sentier constellé d’anémones, de violettes, d’orchis, de pavots jaunes, de branches d’aubépines odorantes, d’ancolies bleues en devenir, de clandestines...
Les buis de grand âge semblent titiller l’imagination de notre artiste sur bois.
Et ça monte toujours durement en Vallée d’Ossau !
Sous-bois d’arbres chevelus, fougères naissantes cornues, chatons femelles du saule marsault (précision uniquement à l’intention de notre Maître en abeilles qui saura apprécier...), chatons....enfin si la gente féline nous autorise ce mot qui n’a de commun que le soyeux du pelage de Saya nous dirait sa digne maîtresse....
Passées ces considérations bucoliques, les réjouissances allaient commencer....
Peut-être aurait-on pu deviner que ces apprêts pompeux nous cachaient quelques messages ésotériques.... Ou était-ce seulement l’ornement suprême de notre rando du jour, sous les auspices de « notre bon Jean » par l’intermédiaire de son nonce – non apostolique, quoique... - Henri, tout emprunt de grâces printanières ?
Et voici ces galopins contraints de chevaucher, tantôt courbés, à genoux, allongés, à plat ventre, en tranche, à quatre pattes dans un fatras - chaos plusieurs fois renouvelé - d’arbres centenaires déchaussés, brisés, emmêlés, de branches enchevêtrées, d’écheveau de racines dénudées.... Les dégâts (quelque peu amplifiés pour la prose peut-être.....) les dégâts disais-je, de la neige de cet hiver ! Le saccage de la forêt ainsi écorchée !
Les ventres finirent par crier famine alors les jambes de flanelle s’allongèrent dans l’herbe fraîche devant un panorama idyllique.
Henri saisit ce moment délicieux de trois galopins esseulés, grâce à une fonction « occulte » de son appareil photo.
La suite s’annonçait-elle bienveillante ?
C’est sans vous narrer le passage du gué qui nous vit – Henri toujours en première ligne- affublés de sacs poubelles de toutes variétés, pour contenir les flots tumultueux de la fonte des Glaces !
Peu à peu le retour fut silencieux et recueilli, tout attentionnés que nous étions à placer judicieusement nos pieds, sans pour autant éviter à la partie charnue de certaine, de se voir gratifiée de quelques rebondissements sur des pierres humidifiées d’un tout petit crachin survenu subrepticement.
Ah ! Le goûter sur la place de Laruns, en lieu et place habituels : pour cette fois une collation rafraîchissante car la température fut clémente et la journée croyez-le en dépit des apparences........superbe !!!
Peut-être n’avions nous pas su déchiffrer dès le départ le sens sibyllin des signes de la nature lorsque l’on nous annonçait en toute bonne foi : «  parcours sportif ».
Et cela va sans dire : encore merci à Henri, oh combien digne de la délégation papale !
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