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Tu souffles ton rire sur mes lèvres, j'inspire son éclat de rêve. Je te l'ai arraché, ce satané sourire, quitte à pactiser avec le Malin, à grand renfort de blagues au niveau intellectuel critiquable. C'est un moment comme un autre, il n'a rien d'extraordinaire. Pourtant il est loin d'être ordinaire et insignifiant, à mes yeux, ou dans mon coeur. C'est une connexion qui se noue, c'est un lien qui se tisse, c'est une corde qui se tend. Tu n'as qu'à la saisir, j'essaierai de ne pas te lâcher. De nous deux, c'est difficile de dire qui à le plus peur de ce qui se trouve dans le gouffre, je n'y vois que des ombres qui dansent et qui prennent des formes cauchemardesques. Tes mains sont aussi douces que celle d'un bébé, la corde risque de râper cette nouvelle peau qui s'est refermée, sur les cicatrices. à nue, si tu dois l'être, je tirerais, jusqu'à ce que tu sois en haut, jusqu'à ce que tu ne voies le Soleil. Je veux voir des étoiles dans tes yeux, à travers elles je me sens heureux. Je veux te voir aller mieux, je veux te voir grimper cette horrible paroi, que tu me donnes tes mains à sang et que je les bande, puis qu'on reparte de zéro. Après tout, les mauvaises chutes, ça arrive à tout le monde. Je veux qu'on arrache le bonheur de ceux qui le détiennent depuis trop longtemps, je veux qu'on pisse sur nos interdits. J'aimerai te voir à mon côté, offusquée que je te tende le bras, libre et indépendante. J'aimerai te croire quand tu me dis que tout va s'améliorer. J'aimerai me croire quand je te dis que je veux t'aider. J'essaie, de tirer. J'ai peur, du gouffre, des ombres, de la corde. J'ai peur, j'ai peur de toi. J'ai peur de moi. Et je la sens déjà, qui glisse de mes doigts...
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