Entre malaise et plaisir

il y a
2 min
43
lectures
2

Indépendant, libre penseur, trublion, agitateur d'opinions, en guerre contre les idées reçues, iconoclaste, jongleur de mots, j'aime surfer sur la vague , à contre courant du conformisme et du  [+]

Il était à peine 9 h 45 et j’arrivais devant la maison de retraite, « Olympe des sages », où j’avais rendez-vous avec un DRH (directeur des ressources humaines) qui voulait me recruter en tant qu’adjoint au directeur de la prestigieuse structure.
Un bref coup d’œil m’avait permis d’évaluer l’opportunité qui s’offrait à moi et j’étais bien décidé à remporter la mise, c’est-à-dire me faire engager par mon futur employeur.
Une voix féminine énergique me fit me retourner, c’était Sylvia, une copine que j’avais perdue de vue et qui soudainement se manifestait, faisant ressurgir mes souvenirs d’une époque empreinte d’un insouciant hédonisme.
Après nous être salués, je lui fis part de mon entretien imminent et elle me proposa de venir, une fois l’entretien terminé, chez elle, afin de discuter et d’évoquer le passé et les moments forts de notre histoire.
L’entretien s’était déroulé sans anicroches et c’est le cœur serein que je me rendis chez Sylvia, à quelques centaines de mètres de la maison de retraite.
C’était un petit appartement, au 2e étage d’un immeuble discret. Elle y vivait avec son fils de 8 ans, Lucien.
Sylvia m’offrit un café et pendant que je le dégustais, elle entreprit d’aller se doucher. C’était sa manière de se détendre, après le travail, à la maison de retraite où elle exerçait le métier d’aide-soignante.
Elle reparut quelques minutes plus tard, fraîche et enjouée.
Elle arborait une robe à fleurs qui soulignait ses courbes tout en mettant en valeur un corps svelte et une peau dorée par le soleil.
Lucien, son fils, était en train de jouer avec sa console vidéo. Il se trouvait dans la même pièce, de l’autre côté de la table qui nous séparait, lui, sa mère et moi.
« J’ai un cadeau pour toi », me dit Sylvia.
Je pensais qu’elle allait ouvrir un tiroir pour en sortir un objet...Mais...Elle fit glisser la fermeture de mon pantalon, fit jaillir ma verge de sa tanière et, de sa bouche pulpeuse, la happa goulûment.
Le va-et-vient de ses lèvres sur mon sexe turgescent, mes testicules accueillis dans la coupe que formaient ses mains, tout cela me précipita dans un abîme de désarroi mêlé d’un innommable plaisir.
Voluptueusement englouti par sa bouche experte, je tentais de réprimer mes gémissements...
La présence de son fils, qui, entretemps, avait interrompu son jeu vidéo, et nous regardait, réveilla en moi un violent accès de culpabilité qui se disputait avec le plaisir que la douceur de ses lèvres me procurait.
J’étais incapable de m’arracher à ce « dilemme », et j’y serais resté jusqu’à éjaculation, si Sylvia n’avait relâché la buccale pression de mon sexe prêt à exploser, au risque de la gratifier sans vergogne de ma semence.
Balloté entre tension sexuelle et confusion, embarrassé, je parvins tout de même à m’extraire du velours de sa bouche, et m’enfuis, sans demander mon reste.



*Ce texte est une fiction, toute analogie ou similitude avec des personnes réelles sont purement fortuites.
2

Un petit mot pour l'auteur ? 0 commentaire

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,