En hommage

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C’est un commentaire sur un texte qui m’a soufflé le titre de celui-ci .

Je n'ai pas couché.
Je ne me suis pas couchée.
Nuit blanche.
Par sa faute.
J'ai dévoré à nouveau deux nouvelles, ça pourrait s'appeler Roman.
Je suis sous influence.
Il est l'homme qui a mis le feu à ma sensualité.
Il a la science des mots.
Parfois, j'ai pensé qu'il était femme, tellement il décrit à merveille ce que je ressens.
Mais comme il parle aussi bien des réactions masculines, comme il décrit avec tant de justesse les caresses qu'il peut donner, je ne doute plus qu'il soit homme.
Un homme d'expérience, c'est certain. Ce n'est pas un homme de 30 ou 40 ans.
Au fond, je me fous de l'âge qu'il peut avoir.
En aurait-il 80 que je serais quand même séduite et prête à m'abandonner à ses folies.
Et je vois bien que je ne suis pas la seule ; il suffit de lire les commentaires des femmes.
Je me suis prise au jeu ; j'ai été prise au piège de ses mots.
Je ne me suis pas couchée, je n'ai pas dormi, épuisée par mes orgasmes.
Je n'ai pas honte de le dire : j'ai découvert un plaisir trouble à me masturber sur ses textes.
Ses textes ne devraient pas être dans la catégorie érotisme mais dans celle des émotions, ou même dans amour et romances.
Ou dans une catégorie à inventer peut-être.
Au début, j'étais choquée par certains détails, certains fantasmes, des pratiques qu'il décrit.
Certaines pratiques que je n'ai jamais pratiquées. Par blocage. Restes d'une éducation coincée.
Et puis, lecture après lecture, je me suis prise à avoir envie de découvrir ces transgressions.
J'ai compris, entre ses lignes, entres ses mots, que les tabous disparaissent quand l'osmose est là, quand la complicité préside.
Voilà, j'ai hésité un peu, puis j'ai pensé que le partage de ce qu'on ressent fait partie du jeu ;
On lit, on écrit, on relit, on commente etc.
Ces lignes sont juste l'expression de mes émotions, autant que de mes envies.
Plutôt que de dire et répéter « merci, merci », je rends simplement hommage à un écrivain délicieux, à un homme sans doute doté d'une extraordinaire perversité, à un homme à la cérébralité évidente.
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