En attendant la fin 9

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En attendant la fin 9
 
Deuxième confinement. Finalement sauf mes deux arts martiaux préférés que je ne peux plus pratiquer en chair et en os (j'aime pas du tout, mais pas du tout le mot présentiel) pour le reste du cours de ma vie, rien ne change.
Je me lève, je petit déjeune, je vaque à diverses tâches administratives ou ménagères pendant que mon époux accomplit les siennes.
A l'instant, il est à genoux sur ce qu'il reste de pelouse et il arrache des racines, des petites, des moyennes, des grosses. Et remplit de gros bacs marrons qui iront à la déchetterie de la ville.
Cela fait six mois maintenant que les conteneurs sortent pleins et reviennent vides.
Revenons à mon emploi du temps du deuxième confinement.
L'après-midi je remplis mon attestation et je vais chez mon kinésithérapeute.
J'ai la mâchoire bloquée, il paraît que c'est le stress.
Il me dit avec son charmant accent ukrainien, que je suis belle et il me demande pourquoi je ne me maquille pas. Franchement avec le masque en arrivant, puis avec mon bonnet de bain et le bandeau qui entoure mon visage coinçant les machins reliés à la machine, je ne vois pas trop ce qui arrangerait mon aspect et qui me rendrait plus attirante !
C'est malgré tout un des moments de la journée où je peux articuler quelques mots enfin juste avant de mettre les machins dans la machine ! 
Après c'est la fête je m'offre une glace et de la brioche, produits essentiels vu que j'ai aussi du mal à mâcher mes aliments !
Ensuite je remonte chez moi en admirant la célèbre RN7 qui me fait penser à la non moins mythique road 66.
Ces quelques instants de rêverie poétique passés, je m'arrête chez le pharmacien acheter du paracétamol, pour calmer la douleur que j'aurai après avoir dégusté ma brioche.
Maintenant je sais pourquoi on dit avoir de la brioche en remontant la fermeture éclair de mon pantalon qui a drôlement rétréci depuis le premier confinement.
Si je ne meurs pas du Covid 19 j'aurai sûrement une augmentation de mon taux de cholestérol, de ma tension, des risques cardiaques, des risques de phlébite à force de rester enfermée. J'ai bien droit à un kilomètre de chez moi, pendant une heure. Zut pour la forêt de Sénart un peu trop loin, il reste la Coulée verte et le lac des Docks, deux espaces où la biodiversité est préservée. 
 
devant la fenêtre
les saisons passent 
et repassent
7

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