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Emeraude

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Naoto

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Que j’aime voir tes yeux avides de connaissances, frétillants à l’idée d’en apprendre plus. Mes lignes frémissent lorsque tes doigts effleurent ma couverture, me découvrant enfin, moi qui relate à l’infini l’histoire du monde. Comme si elle t’appartenait l’espace d’une courte lecture, le temps que tu la ravisses ! Belle inconnue dont je ne connais que le visage... Bien des mains m’ont tenu, bien d’autres regards se sont imprégnés de mes pages, mais depuis ma création, seul le tien aura laissé cette marque, cette infime partie de toi qui s’est au fil des heures déversée sur mon papier jauni. L’émeraude de tes prunelles s’est si délicieusement mêlée à l’encre de mes mots... Je me sens tenter d’animer mes phrases, essayer de les rendre à tes yeux plus alléchantes, essayer de te montrer mon éternelle allégeance. Puissent mes révérences ne plus être vaines, puissent-elles te faire un quelconque honneur ! Puisses-tu ne pas, un jour, m’abandonner simplement, et ton regard continuer d’électriser l’Histoire. Tu la rends, par l’éclat de ton regard, si vivante. A l’inverse de cette masse d’anonymes qui se contente de la découvrir, tu la vis, laisses tout ton être s’en imprégner. Là réside toute la différence, celle qui fait de toi une lectrice unique. L’empreinte humide de tes phalanges sera à jamais gravée au creux de mon cuir, et celle de tes pupilles entre mes lignes.
En espérant simplement, effrontément, que celles-ci t’auront touchée, Emeraude...
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