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Elsa

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Tymélion

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Le ciel s’étais réveillé maussade, sa tignasse en pagaille et jetant avec désinvolture sa moue matinale sous la forme d'un voile sale, sans que la moindre mèche de lumière ne vienne à en éclairer le front.
Il régnait un froid à la fois très vif et très sec, lequel sans scrupule gelait les extrémités tendres de mes doigts et m'obligeait à torturer mon col de chemise pour le tenir plaqué de force sur le haut de mon cou, dans le mince espoir de me réchauffé un peu.
Le vol RYR8543 en provenance de Berlin qui acheminé Elsa affichait du retard. Le genre de retard qui s’étire mollement, pareil au félin qui s'apprête à bondir pour terrasser sa proie, lequel d'une griffe impatiente et acérée commençait à faire chavirer mon cœur en le vidant de quelques gouttes de son mauvais sang.
J'avais rencontré Elsa lors d'une soirée chic et quelque peu endiablée à Berlin, je bredouillait moyennement l'allemand, elle parlait impeccablement le français. Instinctivement, comme obéissant à une loi physique, nous nous étions rapprochés l'un de l'autre à la manière de deux aimants contraires. Elle me trouvait drôle et brillant intellectuellement, je la trouvais très belle et comestible. Elle affirmait que les imbéciles baisaient pareil à des aviateurs trop enchaînés à leur manche, parfois même salement et toujours et expressément comme des lapins. Selon elle, seule une catégorie d'amants étaient en mesure de la conduire avec tact en direction du nirvana suprême. Sur ces bonnes et quelque peu inquiétantes paroles, j’avais terminé la soirée chez elle avec le sentiment que je m'apprêtais à passer un examen. La nuit avait été sublime, je l'avais contenté mainte fois et dans mon délire exalté je l'avais "bu" toute entière avec ivresse, comme une exquise bouteille de vin.
Je me souviens le matin, tout en préparant le café, elle se pavanait nue dans la cuisine. Moi à moitié affalé sur une chaise, je contemplais le spectacle. C’est grâce à elle que durant cette période et bien mieux qu'a l'école, j’ai appris le ‘’plus-que-parfait’ rien qu'a la regarder. Un physique très aguichant avec des proportions en tout point parfaites et fière de son image elle aimait en abuser. Quand la cafetière sue le feu commençait à siffloter doucement tout en lâchant ses filets de vapeur, tournant alors le bouton blanc d'un geste circulaire de la main pour coupait le gaz, elle venait aussitôt se placer à califourchon sur mes genoux, ses deux bras enroulés autour de mon cou, avec les pointes de ses seins qui agaçaient délicieusement ma peau, aiguisant avec malice un désir qui avec elle ne s’émoussait jamais. Je me souviens très bien du premier matin de cette toute première nuit, ou pareillement installée sur mes genoux, elle me fixa droit dans les yeux et avec un bel aplomb me déclara !
’’Alors dis moi, à présent que tu me connais par cœur, je te plais toujours autant‘’.......
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