Effeuillage

il y a
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Le poète François Coppée écrivait : "Ah le baiser à travers la voilette."
Une phrase du 19ème siècle. Et pourtant, un baiser, une caresse à travers un tissu quoi de plus excitant, de plus intemporel.

Une nouvelle aventure, un nouveau sourire, un nouveau corps.
Prendre son temps, attendre, faire attendre.
Imaginer la couleur, la douceur, l'odeur de la peau.
Regarder, rêver mais ne pas déshabiller, pas encore.

Désirer être embrassés précisément, lentement, délicatement.
S'arrêter, recommencer, respirer.
Murmurer, parler onctueusement.
Effleurer, toucher, explorer mais ne pas déshabiller pas encore.
Etre à l'écoute du désir de l'autre, le comprendre le démasquer.
Deviner quand ouvrir le premier bouton, faire glisser le premier vêtement.
Espérer revivre ces moments encore et pour toujours.
Puis enfin, soulever la voilette.

Mais avec les années, l'habitude, la lassitude, plus d'effeuillage,
que des déshabillages solitaires.
Dans ces moments-là, pensons au poète.
Redevenons des amoureux curieux et patients.
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Viktor September · il y a
Finalement, votre texte en compétition m'a renvoyé vers celui-ci que j'ai apprécié.
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Martine Forret · il y a
Merci beaucoup