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Fabien Hoarau

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Afin de sauver ma chair tendre
Et la friture de ma peau piquée d’âges,
J’aurai pu échanger avec le diable

Mais le diable ne s’intéresse pas à moi

Je m’inventais un personnage aride
Et dépossédé de vertu

Je brillais de noirceur amère,
De lueurs cendrées sous l’humeur
De la mort impossible,
J’étais l’épouse des fleurs d’anges

Entre les entrailles de l’Eden,
Sur une feuille entaillée de ma plume,
Je griffais d’encre fraîche
Mon nom à demi-vide

Je suis la soeur oubliée
Des premières créatures de la création

La première omerta du seul et unique meurtre
Dans le jardin des délices et des plaies

On m’appelait Lilithia,
L’autre voie perdue entre Samael et Ève

La tant détestée,
La tant rayée des mémoires

Tant d’ères ont passés,
J’ai coupé mes ailes comme Lucifer
Et personne n’est venu me chercher

Même mon Père m’a laissé
Dans les plaines des pommiers fanés

Je vieillis et je ne meurs pas,
J’aurai aimé échanger avec le diable,
Mais le diable ne s’intéresse pas à moi

J’aimerai être humaine,
Me mêler aux autres,
Avoir le libre-arbitre
Et pourrir dans les vers de la terre

Le passage entre l’enfer et le paradis est ma voie,
Mon chemin qui m’emmène nulle part

J’aimerai tant signer avec le diable ou Père,
Mais ils ne s’intéressent pas à moi
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