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Déshabillez-vous !

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Ausonius

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J'accélère en passant à travers les gouttes. Le col relevé, la visage enrubanné dans mon écharpe, je baisse les yeux. Pourvu que personne ne me reconnaisse. J'ai honte. Sur le trottoir d'en face je vois enfin l'appartement. Personne ne peut se douter de ce qui se trouve dans ce banal immeuble. Seule une plaque discrète indique la présence de celle que je viens voir. Mon cœur cogne plus fort désormais. Soudain, la porte s'ouvre. Un vieil homme au ventre libidineux en sort en baissant la tête avant de se perdre dans la foule. Je vais passer après ça ? Mais ce vieux c'est un pervers déguelasse !Je n'ai rien à voir avec lui. Moi si je viens c'est que j'en ai besoin. Vraiment besoin. Je suis tenté de faire machine arrière. Non, plus maintenant, je dois assumer. La gorge nouée, le cœur battant je frappe fébrilement. La porte s'entre-ouvre. J'entre. Ca y est, je suis enfin dans le lieu qui a tant fait grimper mon imagination. La pièce est accueillante, meublée comme un boudoir du XIXème siècle. Tout est très propre. Soudain, elle entre par une porte adjacente. Sexy en diable ! La quarantaine assumée, de grand yeux gris clair en amende, une épaisse chevelure noire qui se termine par une redoutable chute de rein. Elle est conforme aux photos de son site internet. Elle me serre la main. Je tremble. Elle le remarque. Elle sourit. Elle est vêtue d'un tailleur noir qui ajuste parfaitement la forme de ses seins. J'adore son dress code. A chacun de ses pas résonnent ses hauts talons. J'en frisonne.
- C'est la première fois que vous faîtes appel à ce type de prestation, demande t-elle.
- Oui, je suis un peu néophyte en la matière.
-Il faut un début à tout vous savez, dit-elle malicieusement.
Elle me déleste de mon manteau et mon écharpe, puis m'assoit sur le canapé. Il est large et souple. Idéal pour ce que nous avons à y faire.
-Je demande toujours à être payée avant la séance, dit-elle
-Bien sûr, je comprends.
Je sors de ma poche trois billets de cinquante euros que j'ai réparé à l'avance.
-Cent cinquante, c'est bien ça ?
-Oui, c'est ça.
Elle les prend comme un cadeau et les porte dans un petit coffre en bois sur le rebord de la cheminée. Ca y est, cette fois je vais enfin trouver la plénitude. Elle m'allonge délicatement sur le canapé et m'offre une vue plongeante sur son insolent décolté.
-Vous êtes bien installé ?
-Oui, très bien.
-Alors nous pouvons commencer.
Elle s'assit sur un fauteuil, prend stylo et papier.
-Parlez-moi un peu de votre enfance...
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