Descente en enfer

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Qui suis-je ? Tel est la question. Ex étudiante en Art Appliqué, puis en Histoire de l'art, je suis maintenant en Arts Plastiques. ♥ Friedrich, Kokoschka, Tim Burton, Nirvana, Jussi Adle  [+]

Les chansons défilèrent, l'alcool répandait sa chaleur dans leur sang. Vers deux heures et demie du matin, quelqu’un avait éteint la musique, les laissant planer dans leur coin, plongeant dans des délires grotesques et complétement loufoque, le sourire aux coins des lèvres.
Elle discute à voix basse avec Lui qui lui sourit. Il ne l’écoute pas. Il est serré contre elle et a fourré sa main sous son t-shirt. Le bout de ses doigts glissent sur la peau de son dos, butent contre les rebords de son soutien-gorge. Il a envie de le dégrafer. Il se sent très dur, comme à chaque fois qu’elle est proche de lui. Son désir est là depuis plusieurs heures, au chaud dans son bas-ventre. Il la sent frissonner chaque fois qu’il fait passer ses doigts près de sa taille. Il sait qu’elle est excitée aussi. C’est tellement bon de retenir l’envie en sachant que dans peu de temps, elle sera à lui, qu’il pourra l’avoir toute entière, la posséder, lui faire bien mal là où il faut. Il se laisse couler un peu plus dans le fauteuil sans cesser de la caresser et ferme les yeux. Il ne va pas s’endormir, juste se laisser porter par son envie, savourer l’attente.

Il pris la main de Elle, l'emmenant ainsi dans la chambre.
Il embrassa ses lèvres, son cou. Il enleva son t-shirt.
Elle s'assit sur le lit, légèrement stone dû aux effets de l'alcool. Il s’assit à ses côté. La main de la fille qui remonte doucement sa cuisse jusqu’à son entrejambe s’intègre trop bien dans sa rêverie pour qu’il en émerge réellement. Il garde les yeux fermés, un sourire qui étire sa bouche de plaisir. Touche-moi, pense-t-il. Vas-y. Elle s’exécute. La braguette de son jean coulisse discrètement. Il sent qu’elle tire sur l’élastique de son caleçon puis il se retrouve exposé à l’air frais, avant que des mains prévenantes ne viennent le réchauffer. Il laisse échapper un gémissement rauque. Elle libéra davantage son sexe de ces tissus qui le gêne, pour sentir enfin sous ses doigts la peau fine et tendue à cet endroit, la douceur et la force d'un sexe d'homme... Ses seins gonflés, durcis, lui font presque mal à cet instant, de ne pas être caressés, pressés par ses mains. Elle prend son sexe dans sa main, ne le serre pas tout à fait assez fort et s’arrête de temps en temps. Elle ne sait pas et ça le rend fou : il doit se retenir de ne pas lui attraper le poignet pour lui imposer le mouvement qui lui convient. Mais il ne le fait pas, parce qu’il est bien installé sur le lit, la tête renversée ; et aussi parce qu’il désire plus que tout qu’elle garde le dessus, parce qu’il veut surtout se laisser faire du moins le crois-t-il, pour le moment.
- Vas-y, c’est bon, il souffle.
Son halètement devient plus difficile à retenir et il décide de se laisser aller complètement. Il sent la bouche de Elle sur la sienne qui vient cueillir son gémissement, il lui rend le baiser presque instinctivement. Il est tellement en extase qu’elle s’occupe de lui comme ça qu’il s’en fiche que son baiser soit un peu plus rude que ce à quoi il l’a habituée. Il s’en fiche que son haleine pue l’alcool ou le tabac. Il ne faut pas qu’il se demande comment elle se contorsionne sur le lit pour réussir à l’embrasser et le masturber à la fois. Non. Il faut qu’il garde les yeux fermés.

-Viens... prends la, suce-moi.

Alors elle s’agenouilla face à lui, la bouche remplie de salive, elle penche son visage, et doucement sa langue parcourt le chemin inverse de ses doigts. Et sa langue passe sur son gland, découvert, repasse plusieurs fois...
Lui, a fermé les yeux, il a mis ses mains sur la tête de la fille, la maintenant ainsi doucement, gentiment.
Finalement, ne pouvant plus se retenir, il accéléra le processus, fini les préliminaires ! Il lui enleva son jeans et sa culotte. Il approcha la tête de Elle plus rudement de son pénis, elle ouvrit la bouche et le suça. Il enfonça sa verge bien loin dans sa bouche, lui imposant un va et vient plus vif en lui appuyant sur le sommet du crâne. Une fois la pipe finie, il enfila une capote, ayant déjà une trique d'enfer, il se coucha sur elle.
Il la pénétra d'abord lentement, allant et venant contre elle.
Plus rapide, plus loin, plus violent.
Elle retint un cri, il lui pétrissait la poitrine, elle lui griffait le dos tellement elle avait mal. Elle n'aurait jamais imaginé que cela puisse faire autant souffrir. C’était pourtant ce qu’elle avait voulu au début, elle avait frissonnait de plaisir, l’envie avait pris la place dans son corps tout entier, la brulant de désir. Mais maintenant c’est lui qui faisait et ce n’était pas comme ça qu’elle se l’était imaginée.
Il ressortit d'elle, pour y replonger encore plus violemment, donnant des coups de reins de plus en plus lourds et sauvages. Un mince filet de sang coula.
Il se collait contre elle, son sexe allant et venant entre ses cuisses. Et enfin, il jouit, éjaculant dans sa capote, il reversa la tête de plaisir. Fermant les yeux d’extase. Il s’était contenu si longtemps, il avait failli lâcher le jus lors de la fellation.
Se reposant, suant sur elle. Enfin, il se retira. Il enleva la capote précautionneusement, pour ne pas s’asperger de sa semence, dont il noua l'extrémité, et la jeta dans la poubelle de la salle de bains qui jouxtait la chambre. Il rangea son sexe dans son calbut et remonta sa braguette.
Il était vidé pour cette nuit, l’euphorie qu’il avait ressentie pendant l’acte se dissipait peu à peu. Une bonne baise, conclut-il.
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