Des rives

il y a
3 min
1 043
lectures
284
Lauréat
Jury
Recommandé

Pourquoi on a aimé ?

Un texte très progressif, qui nous mène bien plus loin que ce que laisse penser la première partie. Dans cette histoire familiale, le personnage le

Lire la suite

"Pour moi ne comptent que ceux qui sont fous de quelque chose, fous de vivre, fous de parler, fous d'être sauvés, ceux qui ne bâillent jamais, qui ne disent pas de banalités, mais qui brûlent  [+]

Image de Été 2021

© Short Édition - Toute reproduction interdite sans autorisation

L'eau lui parut belle, Nolwen y planta sa pointe de pied. Après trois longues heures de marche sous le soleil d'août ponctuées des grognements de son frère, elle avait envie plus que tout de plonger là dans cette transparence : laver son corps de la sueur qui coulait depuis sa nuque jusqu'au bas de son dos et la tête sous l'eau, ne plus entendre ses jérémiades. Le pique-nique et la première randonnée marquaient traditionnellement le début des vacances estivales familiales : l'appartement parisien abandonné pour deux semaines, un périple tracé, organisé, minuté, dès le mois de janvier par la mère était entamé. Mais d'été en été, la déconnexion du quotidien se faisait moins facile. Les parents trouvaient toujours une excuse pour consulter leurs mails, du travail ou d'associations de parents d'élèves, qu'importe ! Thomas ancrait ses écouteurs à ses oreilles à longueur de pas, seule Nolwen survivait sans fil, connectée uniquement à la nature qui l'entourait, levant les yeux sur les cimes et les frondaisons, écoutant ceux des oiseaux qui ne s'envolaient pas effrayés des disputes à propos de la prochaine étape choisie... Elle cheminait les yeux dans le vert, à la recherche d'un rythme berceur, la tête trop pleine encore des bruits métalliques de la ville. Inutile de s'évertuer à mener quelque conversation que ce soit pendant cette balade à marche forcée ; et puis de toute façon, avec Thomas, plus aucune discussion n'était possible : paradoxalement, il semblait en vouloir à la terre entière depuis qu'il avait obtenu les félicitations du jury au bac, et la terre entière, cela commençait par sa jumelle qui elle n'avait pourtant obtenu son examen que de justesse en juillet. Leurs aspirations s'étaient comme disjointes sans qu'ils s'en rendent vraiment compte eux-mêmes.
La jeune fille fermait la marche parce qu'elle s'attardait davantage. « Arrête de traîner, limace ! » avait répété son père toute la matinée. Nolwen n'entendait plus, elle inspirait, humait l'odeur des épines sèches et souriait aux papillons des hautes herbes, cherchait à deviner la forme des cailloux sous ses chaussures. Pourquoi venir jusqu'ici si c'était pour courir encore ? Afin de pouvoir pérorer en société en septembre : on a avalé tellement de kilomètres, sur un dénivelé terrible en moins de quinze jours ! La compétition, c'était l'essence même de ses parents. On ne jouait pas au tennis : on se devait d'être classé ; on ne faisait pas la cuisine : on réalisait les recettes des grands chefs ; on ne jouait pas du piano : on faisait le conservatoire... Ils s'étaient installés sous l'ombre accueillante et généreuse d'un pin parasol. Des sacs à dos sortirait la fierté de sa mère : des terrines, une tarte aux fruits de saison vanillés, un jus de fruits bio, rien que du fait maison ! Ainsi Thomas pourrait grommeler qu'il aurait préféré un sandwich, des chips et du coca. Nolwen n'avait pas faim. Elle ôta son tee-shirt trop large et son pantalon de sport, les déposa près de ses chaussures. Elle pénétra dans l'onde progressivement, elle semblait avoir peur de déranger l'étendue claire et douce qui l'enveloppa et l'engloutit aussi délicatement qu'une couverture de soie tant sa silhouette était frêle. La jeune fille nagea en apnée aussi longtemps qu'elle put, sous l'eau, son poids s'évanouissait. Lorsqu'elle ressortit la tête, elle se trouvait à mi-parcours entre les deux rives. Elle s'étoila sur le dos puis se redressa pour scruter le couple que formaient ses parents. Ni l'un ni l'autre ne se parlait, ne se touchait. Comme les soirs dans le salon. Comme les matins dans la cuisine. Ils n'échangeaient qu'en présence des invités du week-end transformés malgré eux en relais de la parole conjugale : un couple formidable, Erik et Cathie ! Ils sont sur tous les fronts, tout leur réussit, rien ne les effraie jamais, rien n'est infaisable ! Cathie a eu le double de travail, vous pensez avec des jumeaux !
Thomas, cédant à sa mauvaise humeur perpétuelle, s'était désolidarisé du duo désormais mal assorti, assis sur un tronc mort couché ; elle ne distinguait que son dos déjà voûté. Elle se retourna et en brasse coulée se dirigea vers le bord sableux opposé. Plus elle s'éloignait d'eux, plus sa respiration se calmait. Son cœur lui sembla battre mieux, moins douloureux. Sa masse musculaire ayant fondu ces derniers mois, les efforts physiques commençaient à lui coûter. Mais là, entre les gouttes, elle se sentait plus légère, presque disparue. Si Erik et Cathie avaient pris le temps de lever la tête, sa maigreur dénudée leur aurait percé les yeux, ses côtes saillantes, ses coudes pointus et le trou de son ventre, son corps si fin qu'il tremblait au moindre souffle, ils auraient touché du regard leur fantôme de fille à défaut d'effleurer la vérité.
Nolwen traversa totalement la rivière au courant porteur, de l'autre côté, elle s'assit et essaya de faire le point. Si elle s'enfonçait dans la forêt maintenant, à quel moment se rendraient-ils compte de sa disparition ? Elle ne voulait pas les inquiéter, mais quelque chose là-dedans la dévorait, une force qui la déséquilibrait tout en la poussant hors des limites tracées par sa famille. Quand on n'est pas armé pour la vie, quelle échappatoire reste-t-il ? Quand le gouffre vous guette, où se cacher ? Elle s'enfonça discrètement dans le bois ; longtemps, elle ne croisa personne.
— Thomas, tu as vu Nolwen ? s'enquit Cathie, qui tendait une part de tarte à son fils.
— Elle n'a pas besoin d'être surveillée, Maman !
— Elle doit être restée un peu en arrière, ajouta Erik, comme d'habitude !
Thomas s'approcha de l'eau et ramassa le petit paquet de vêtements de sa sœur. Le miroitement du soleil sur la surface ondulée créait des clignotements, l'aveuglait. Sur l'autre berge, il crut voir une petite famille installée pour pique-niquer elle aussi. Parents et enfants assis au bord de la rivière s'amusaient à tenter des ricochets. Leurs cailloux plats plongeaient immanquablement et pourtant ils riaient.

Recommandé

Pourquoi on a aimé ?

Un texte très progressif, qui nous mène bien plus loin que ce que laisse penser la première partie. Dans cette histoire familiale, le personnage le

Lire la suite
284

Un petit mot pour l'auteur ? 112 commentaires

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,
Image de Bruno Ginoux
Bruno Ginoux · il y a
Très délicat. Bravo.
Image de Fab Meil
Fab Meil · il y a
Une avancée dans l'eau assez glaçante et confirmée par le final. Une très belle écriture! Bravo pour le titre! Mon vote tardif.
Je vous invite sur En avoir plein le dos! (Fab Meil) Merci!

Image de JHC
JHC · il y a
Félicitations :)
Image de Joëlle Brethes
Joëlle Brethes · il y a
Bravo, le thème que vous aviez choisi était délicat et vous l'avez fort bien développé :)
Image de Brigitte Bardou
Brigitte Bardou · il y a
Félicitations pour ce prix tellement mérité, Prisca !
Image de Keith Simmonds
Keith Simmonds · il y a
Un grand bravo pour ce prix bien mérité, Prisca !
Image de Catherine Lan
Catherine Lan · il y a
Félicitations Prisca !
Image de Hortense Remington
Image de Alice Merveille
Alice Merveille · il y a
Félicitations Prisca !
Image de Viviane Fournier
Viviane Fournier · il y a
Bravo, Prisca ...
Image de Lyne Fontana
Lyne Fontana · il y a
Félicitations Prisca !
Image de Camille Berry
Camille Berry · il y a
Bravo Prisca ! C'est mérité pour ce texte à fleur de peau...
Image de Eva Dayer
Eva Dayer · il y a
Ravie que ce texte si sensible figure sur le podium !
Image de Prisca Emelian
Prisca Emelian · il y a
Merci à tous pour vos soutiens, pour vos encouragements. Il me manquait bien quelque chose dans ma vie: le bonheur de trouver des lecteurs pour mes projets d'écriture. Bonne continuation à tous et toutes!
Image de JAC B
JAC B · il y a
Bravo pour ce succès mérité Prisca. !
Image de Armelle Fakirian
Armelle Fakirian · il y a
Chaleureuses félicitations Prisca.
Image de Ombrage lafanelle
Image de Chantal Sourire
Image de M. Iraje
M. Iraje · il y a
J'ai ramé un moment, mais je suis de retour sur la rive.
Image de Prisca Emelian
Prisca Emelian · il y a
Je viens de voter pour moi!!! Est-ce déjà arrivé à l'un d'entre vous? Désolée!!! Quelle maladroite! J'espère que personne ne m'en voudra. 😳
Image de Ombrage lafanelle
Ombrage lafanelle · il y a
Ne vous inquiétez pas, beaucoup le font et ça ne se voit pas que vous avez voté pour vous :) de plus, le premier fan d'un texte c'est son auteur 😉
Image de François Paul
François Paul · il y a
Bravo, l inéluctable apparaît rapidement. Votre talent ne fait pas basculer l histoire dans le sordide...Enfin...de justesse. Bonne finale.
Image de François B.
François B. · il y a
Un récit tout en allusions, en évocations, et donc d'autant plus terrible
Image de Jeanne
Jeanne · il y a
Cette jeune fille frêle, fragile mal dans sa peau, transparente telle l’onde, qui s’isole, s’éloigne de sa famille, dérive entre deux rives, s’aventure dans la forêt, c’est le drame silencieux de la solitude, la tragédie de l’anorexie qui se joue sous le regard (presque) indifférent de ses parents et de son frère jumeau. Une absence, une disparition qui passe quasiment inaperçue en un récit fort bien écrit qui reste en points de suspension, laisse la porte ouverte à l’imagination. Un bouquet de cœurs et tous mes vœux Prisca pour la suite des événements.
Image de Prisca Emelian
Prisca Emelian · il y a
Merci beaucoup Jeanne pour votre lecture sensible et votre commentaire.
Image de Mireille Bosq
Mireille Bosq · il y a
Le vide affectif qui conduit à l'anorexie d'une jeune fille. Evoqué avec sensibilité.
Image de F. Grandhomme
F. Grandhomme · il y a
Le vide derrière l'apparence de famille modèle. Elle s'émiette dès qu'on gratte un peu.
Image de Eva Dayer
Eva Dayer · il y a
Une remise en cause de la famille modèle, le mal être d'une adolescente qui s'éloigne vers''l'autre rive''...
Image de Joëlle Brethes
Joëlle Brethes · il y a
Quel contraste cruel entre la famille indifférente de Nolwen et la petite famille qui sur la rive opposée est simple, joyeuse et unie... On comprend pourquoi l'adolescente est anorexique ! J'aime beaucoup votre écriture sobre mais efficace.
Image de Chris BÉKA
Chris BÉKA · il y a
Belle description de l'éloignement de proches, de l'aveuglement de ceux-ci et de la 'des rives' d'une ado perdue par solitude au milieu des siens. L'évocation de la détresse et de l'anorexie, si légère, rend le récit d'autant plus poignant.
Image de Prisca Emelian
Prisca Emelian · il y a
Merci pour votre commentaire Chris.
Image de Mona Lassus
Mona Lassus · il y a
Un récit captivant et une analyse très lucide sur le vide des relations dans certaines familles. Bravo !
Image de Denis Infante
Denis Infante · il y a
J'avais déjà beaucoup accroché à "la dolce". Vous creusez avec une légèreté ambiguë et cruelle le mal être des familles. J'aime beaucoup.
Image de Prisca Emelian
Prisca Emelian · il y a
Merci Denis pour votre lecture de connivence a priori avec un de mes projets d'écriture.
Image de Denis Infante
Denis Infante · il y a
Alors bon travail !
Image de Marie Lacroix-Pesce
Marie Lacroix-Pesce · il y a
Un texte qui ne peut laisser indifférent!
Image de Georges Saquet
Georges Saquet · il y a
Un récit ciselé et donnant matière à réfléchir ! Mon vote.
Image de Pénélope
Pénélope · il y a
Méfions-nous des familles apparemment trop parfaites. Les enfants peuvent être attirés par l'autre rive... et ne jamais en revenir!
Image de Patrick Peronne
Patrick Peronne · il y a
Touchant. Transcrit psychologiquement avec une réelle acuité et une plume très efficace. Une finale méritée. Mon plein soutien :-)
Image de Prisca Emelian
Prisca Emelian · il y a
Merci Patrick pour votre commentaire. Le souci avec les réponses, c'est souvent qu'on a l'impression de se répéter ou que c'est impersonnel, en réalité, chacun des commentaires bienveillants me touche beaucoup. Certainement parce que je suis honnêtement heureuse de voir que des lecteurs (et souvent auteurs) apprécient mes histoires. Merci donc Patrick!
Image de Olivier Descamps
Olivier Descamps · il y a
Bonne finale, Prisca !
Image de Marc d'Armont
Marc d'Armont · il y a
Un très beau texte. Puissant et émouvant. Bravo.
Image de Prisca Emelian
Prisca Emelian · il y a
Merci pour ce compliment!
Image de Marie Van Marle
Marie Van Marle · il y a
Au début, je me disais : heureuse Nolwen. Puis, au fur et à mesure du récit, vous savez distiller une sorte d'effroi et de tristesse qui prend à la gorge. Pauvre Nolwen. Mais pourtant, sa mère s'inquiète. Finalement.
Image de Prisca Emelian
Prisca Emelian · il y a
Oui Marie, les parents malgré un portrait à charge restent des parents. Trop pris dans le vide de leur vie pour voir les failles de leurs enfants...merci pour votre lecture.
Image de françoise CLAUDE
françoise CLAUDE · il y a
Brrrrrrrr ! Froid dans le dos ! Bravo ! Mes voix !
Image de Keith Simmonds
Keith Simmonds · il y a
Félicitations pour cette Finale méritée, Prisca !
Image de Virgo34
Virgo34 · il y a
Un beau texte que je ne découvre que tardivement. Bonne finale !
Image de Armelle Fakirian
Armelle Fakirian · il y a
J'aime toujours autant à la relecture. Bonne finale Prisca !
Image de Romane Claren
Romane Claren · il y a
Mon soutien à cette récit tout en délicatesse...
Image de Prisca Emelian
Prisca Emelian · il y a
Merci beaucoup!
Image de Pierre-Hervé Thivoyon
Pierre-Hervé Thivoyon · il y a
J'aime vraiment beaucoup !
Image de Prisca Emelian
Image de Marie France GOBÉ
Marie France GOBÉ · il y a
Très beau texte rempli de sensibilité - Bonne finale - Vous avez mon soutien - Au plaisir
Image de Prisca Emelian
Prisca Emelian · il y a
Merci Marie France. Je voulais aller lire vos textes...mais ils ne sont pas sur votre page, je pense que c'est suite à la cyber attaque de cet été...
Image de Marie France GOBÉ
Marie France GOBÉ · il y a
Merci je vais aller voir et les remettre - Bon dimanche
Image de Fred Panassac
Fred Panassac · il y a
Une belle place en finale bien méritée, je renouvelle mes voix !
Image de Prisca Emelian
Prisca Emelian · il y a
Merci Fred du soutien!
Image de Alice Merveille
Alice Merveille · il y a
Mon soutien renouvelé et bonne finale Prisca !
Image de Prisca Emelian
Prisca Emelian · il y a
Merci Alice pour votre soutien!
Image de Camille Berry
Camille Berry · il y a
Un beau texte, une écriture sensible. J'aime beaucoup et je soutiens. Belle finale !
Image de Ralph Nouger
Ralph Nouger · il y a
Une belle histoire en finesse.
Image de Brigitte Bardou
Brigitte Bardou · il y a
Suis revenue poser mes 5 voix. Bonne chance, Prisca !
Image de Annabel Seynave-
Annabel Seynave- · il y a
Beaucoup de pudeur et de sensibilité dans ce texte qui mérite amplement sa place en finale !
Image de Prisca Emelian
Prisca Emelian · il y a
Merci Annabel pour cet encouragement.
Image de Chantal Sourire
Image de Ginette Flora Amouma
Ginette Flora Amouma · il y a
Bonne finale, Prisca.
Image de Boubacar Mamoudou
Boubacar Mamoudou · il y a
Un texte élégant !
Image de Lyne Fontana
Lyne Fontana · il y a
Beaucoup d'émotion et de finesse
Image de Mome de Meuse
Mome de Meuse · il y a
C'est délicat et empli de poésie. Je découvre et je soutiens chaleureusement.
Image de Felix Culpa
Felix Culpa · il y a
Je découvre cette merveilleuse histoire ! Il n'est pas trop tard ! Je vote mes 5 voix et je m'abonne à votre page ! Bonne finale, Prisca !
Image de Prisca Emelian
Prisca Emelian · il y a
Merci Felix. Avant la cyber-attaque, j'avais le plaisir de vous compter parmi mes abonnés! Je suis donc ravie de vous retrouver parmi mes lecteurs! A bientôt sur nos lignes respectives!
Image de Felix Culpa
Felix Culpa · il y a
A avec plaisir Prisca ! Merci pour votre retour parmi mes abonnés. A bientôt !
Image de Viviane Fournier
Viviane Fournier · il y a
Magnifique ! Bravo et bonne chance, Prisca...
Image de Prisca Emelian
Image de Pierre-Yves Poindron
Pierre-Yves Poindron · il y a
Mon soutien renouvelé. Un texte fort.
Image de Prisca Emelian
Prisca Emelian · il y a
Merci beaucoup Pierre-Yves
Image de Boubacar Mamoudou
Boubacar Mamoudou · il y a
Un texte écrit avec finesse !
Image de Lili Caudéran
Lili Caudéran · il y a
Un très beau texte écrit avec délicatesse et poésie pour traiter avec beaucoup de pudeur d'un sujet tellement grave. Sincères félicitations.
Image de Mome de Meuse
Mome de Meuse · il y a
Très touchante cette jeune ado... on en veut aux parents d'être si aveugles. Pourvu que sa connexion à la nature soit la plus forte.
Image de M. Iraje
M. Iraje · il y a
Douceur et délicatesse. Une écriture subtile sur un sujet pas si simple.
Image de Mickaël Gasnier
Mickaël Gasnier · il y a
Effectivement : Dérives
Un texte tout en pudeur
À bientôt Prisca sur nos lignes, si le coeur vous en dit.
Mon soutien

Image de Al. O'WOLF
Al. O'WOLF · il y a
La douleur se lit dans vos lignes. Eh oui, il y a des moments où se retirer est la seule solution pour trouver le bonheur, pour se retrouver soi-même.
Image de JAC B
JAC B · il y a
Un texte tout en demi-teinte qui aborde pourtant de lourds malentendus et surtout un terrible trouble du comportement « l’anorexie ». C’est écrit avec beaucoup de pudeur et les tenants et aboutissants sont finement mis en scène au travers du couple des parents. Une bonne analyse, une écriture qui séduit. Bonne continuation Prisca.
Image de Prisca Emelian
Image de Choubi Doux
Choubi Doux · il y a
D'une sombre beauté et en grâce de fragilité.
Image de christine A
christine A · il y a
J'ai beaucoup aimé votre texte, tragique et si finement écrit. bravo.
Image de Eva Dayer
Eva Dayer · il y a
Une adolescente solitaire, des parents qui voient la vie comme une compétition, mais ne voient pas leur fille toujours à la marge et qui aspire à ''l'autre rive''... Un texte sombre ... la beauté de la désespérance.
Image de Armelle Fakirian
Armelle Fakirian · il y a
Un beau texte sur le malaise de deux adolescents aux parents trop préoccupés d'apparences pour s'apercevoir de la réalité qui se déroule devant leurs yeux. C'est très bien analysé, très finement construit. Bravo.
Image de Georges Saquet
Georges Saquet · il y a
J'ai beaucoup aimé la construction de votre texte. Captivant car la magie du crescendo opère à merveille ! Mon vote.
Image de Pierre-Yves Poindron
Pierre-Yves Poindron · il y a
Un texte que j’ai apprécié. je trouve très forte cette dernière phrase comme contraste : « Leurs cailloux plats plongeaient immanquablement et pourtant ils riaient ».
Image de Kruz BATEk Louya
Kruz BATEk Louya · il y a
Mon soutien à ce texte!
Image de Prisca Emelian
Image de Brigitte Bardou
Brigitte Bardou · il y a
J'aime beaucoup ce texte dont le fond brutal se révèle petit à petit. Pas de grands effets, la tension monte à bas bruit et est d'autant plus perceptible pour le lecteur. La fin ouverte est de mon point de vue un bon choix.
Image de Prisca Emelian
Prisca Emelian · il y a
Merci Brigitte, contente que ce récit vous ait plu.
Image de Mickaël Gasnier
Mickaël Gasnier · il y a
À moi aussi il m'a plu ;-) ^^
Image de Alice Merveille
Alice Merveille · il y a
Un texte fort qui conduit peu à peu le lecteur à la rencontre de la si fragile Nolwen... avec une chute en suspens.
Image de Henri Valéro
Henri Valéro · il y a
Bien que la fin m'ait laissé sur une petite faim, ce texte est le reflet de l'incompréhension pour tout ce qui n'est pas "mieux, meilleur que l'autre, les apparences..." Mon contraire absolu. Car la seule chose qui compte pour moi est de dévoiler mon cœur, par lui le miracle est arrivé!
Ajoutons que la ponctuation devrait être revue. Les points à la ligne sont une formidable invention qui facilite la lecture, la rend plus légère (sans aller jusqu'à l'anorexie) et permet de reprendre souffle. Pour arriver sur l'autre rive..............
Bravo

Image de Prisca Emelian
Prisca Emelian · il y a
Merci pour le commentaire avisé. Il m'arrive d'écrire comme d'un souffle et j'aime bien cette respiration d'une traite. Mais je comprends le point de vue du lecteur. Merci en tout cas.
Image de Henri Valéro
Henri Valéro · il y a
Dans ce court texte tu trouveras un paragraphes où je parle du mieux, du meilleur, de ce que la société enseigne: aller au-dessus des autres.
http://henrival.e-monsite.com/pages/a-comme-anarchiste/l-herbe-vert-ecarlate-pour-la-fumette.html
J'évite désormais SE mais je garde le plaisir de rester abonner à ton oeuvre
Bien à toi

Image de Daisy Reuse
Daisy Reuse · il y a
Merci pour ce texte que j'ai parcouru d'un regard transposé. Je suis mamie Nolwen qui vient de passer une semaine de vacances avec enfants et petits-enfants leurs smartphones collés aux oreilles préférant les contacts avec leurs " potes " sans pouvoir se déconnecter. Je m'abonne.
Image de Hortense Remington
Hortense Remington · il y a
Un texte terrible ! On comprend bien l’anorexie sous couvert des mots. Quant à la fin, elle présage le pire. La famille qui pique nique tranquillement de l’autre côté de la berge, symbolise peut-être celle que Nolwen est allée retrouver dans la lumière… aveuglante.
Image de Randolph B.
Randolph B. · il y a
Un texte fort, un récit qui ne laisse pas indifférent. Le malheur d'une famille est l’un des pires, vous le faites bien sentir, avec en plus une dimension quasi onirique ou hypnotique.
Image de Roll Sisyphus
Roll Sisyphus · il y a
Est ce la référence aux cailloux, à leur forme que Nolwen devine ?
Mais à ce point là du récit je suis parti sur un chemin de traverse avec un souvenir d'un Petit Poucet que les parents tentèrent d'abandonner en forêt par plusieurs fois avec frères et sœurs, faute de pouvoir les nourrir, de savoir les aimer, de leur donner une place.
Par plusieurs références la suite du récit me maintint sur ce chemin.
Elle ne croisa personne ni même le loup. L'ogre était peut être un gouffre.
Bon vous l'aurez compris j'ai été captivé.

Image de Prisca Emelian
Prisca Emelian · il y a
Roll Sisyphus, merci pour votre lecture originale de mon récit. En revanche, je n'ai pas compris votre ps...
Image de Ginette Flora Amouma
Ginette Flora Amouma · il y a
Les apparences et la désespérance , des jumeaux au destin contraire , la vérité cachée et la froideur cruelle , l'écriture montre la jungle des pensées dans un noyau familial.
Image de Daniel Grygiel Swistak
Daniel Grygiel Swistak · il y a
Seule Nolwenn survivait sans fil, connectée uniquement à la nature, j'ai aimé, mon soutien, mon site est triste sans visite !! merci
Image de Ombrage lafanelle
Ombrage lafanelle · il y a
Pas toujours facile de prendre sa place, d'exister au milieu des autres. Alors on fuit en espérant se faire une place ailleurs. En espérant que pour une fois on nous verra. Texte dont le fond est brutal et bien écrit
Image de Fred Panassac
Fred Panassac · il y a
Une scène qui dresse un portrait de famille assez terrible où règnent l’incompréhension et l’égoïsme. C’est assez fascinant comme le trouble est décrit sous la surface lisse, tout en étant dépeint d’une plume impitoyable. La fin très inquiétante est particulièrement réussie, je suis en totale empathie avec cette jeune fille.
Image de Prisca Emelian
Prisca Emelian · il y a
Merci Fred. Votre commentaire me touche. J'ai bien envie de laisser une chance aux parents de Nolwen. Dans un autre récit peut-être...
Image de Chantal Sourire
Chantal Sourire · il y a
Superbe texte qui prend aux tripes quand on comprend l'isolement de cette jeune fille anorexique, perdue au milieu des siens. Pas facile d'être parent, une vigilance de tous les instants est nécessaire quelque soit l'âge...Bravo !
Image de Prisca Emelian
Prisca Emelian · il y a
Merci Chantal pour votre lecture toujours attentive.

Vous aimerez aussi !

Très très courts

Ode à Belle-Maman

Yann Bartra

Belle-Maman,
Suite à vos précédentes missives soulignant (et avec quel style !) mon incapacité à nourrir ma famille, et cédant à de puissantes pulsions poétiques, je suis tenté ... [+]