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Des extraits de mon journal intime

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Olessya

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2013-2015

Je suis satisfaite. Je suis satisfaite de moi, de mon travail d’écrivaine. Ça me fait un super plaisir écrire, et j’aime ce que j’écris.

Ça fait du bien, la méditation. Ça calme, tu vois le monde autrement, par la prisme de tes yeux changés.

Une fille sur YouTube que je regarde – elle me ressemble. Elle habite dans un autre pays.

Tous ces gens que je rencontre récemment, je suis ravie de les voir et eux aussi. Ça me montre jusqu’à quel point je ne suis pas seule.

***Voilà, tout à l’heure je vais rentrer dans cet école et je vais travailler avec les enfants, comme j’en ai fait déjà aux plusieurs reprises. Et je suis encore au nouveau là. Pourquoi ? J’ai déjà été dans une pareille situation. J’ai travaillé à l’école et après puisque ce n’était pas assez d’heures, j’ai commencé à l’hôtel ; j’ai pris le prêt pour deux ans pour rendre l’argent à  Karine. Et maintenant je rends de l’argent à moi-même. Pourquoi donc je suis encore dans une pareille situation 

Le travail. Oui, le travail ce n’est pas un problème. Un travail où je serai heureuse et satisfaite de ce que je fais. Aussi qu’un homme avec lequel je serai épanouie. 

Que-ce que je fais donc avec ma vie ? Où je vais et pourquoi ? Pour quelle raison je vis ce que je vis ? Quoi encore je dois apprendre ? Je ne sais pas. J’ai tant de mérites, tant de capacités, tant de belles choses à offrir ; et je suis ailleurs. Comment je sors de cette situation ?

C’est la deuxième journée à l’école. On verra, comment ça se passe et que-ce que je fais après. Je suis obligée de faire mon propre biseness, qu’à cette manière je pourrai gagner ma vie proprement.

Les sons du piano font du bien à mon cœur. Ils me soulagent énormément. Ça fait du bien, la méditation. Ça calme, ça montre d’autres horizons, ça ouvre d’autre chose. 

Comment je sors de cette situation ? C’est ça la question. « Vous n’auriez jamais assez de ça que vous n’aimez pas ». Je n’ai plus envie de servir les intérêts des autres. Non, peu importe où je vais, je le fais, car ce n’est pas mon biseness. J’ai envie de servir mes intérêts ou au moins ceux qui ne m’ont pas étrangers.

Je suis dans le parc, pas loin de l’école, il y avait une bande de corbeaux, ils se sont dispersés quelque part.

Je m’assois ici et j’écoute les chants des oiseaux, je vois tous les genres d’insectes grimper autour et sur moi aussi.

Des nuits blanches de Saint-Pétersbourg. Parait-il que c’est un conte de fée splendide!  Je n’ai jamais eu l’occasion de les voir, même si j’étais plusieurs fois à la capitale du Nord et la rivale de Moscou.

****

Cette femme aux cheveux blancs qui s’éloigne lentement avec un sac dans lequel on peut voir des bouteilles des plastics – c’est toute une histoire. D’où elle vient ? Courbée, avec une tresse, comme on fait pendant la période d’adolescence. Elle s’est assise sur le banc en face de moi quelques instants pour se reposer.

Dans les cours après-scolaires les parents se permettent trop avec leurs enfants.

Trois jours dans une école, ça suffit, non ? J’y déjà été dans les endroits pareils ; aujourd’hui, j’ai envie d’autres chose. J’en ai déjà vu les parents de ce genre – qui n’écoutent pas, qui crient, qui méprisent leurs propres enfants. Ça ne se fait pas ! Les enfants, il faut les écouter, il faut les comprendre, il faut parler avec eux pour réaliser ce qui est important pour eux et pas pour les parents.

On ne peut rien dire à certains gens – surtout à ceux de l’autre génération et à ceux aussi qui n’ont jamais rien osé. Alors, il faut bien choisir ses mots. Et plus que ça – il faut bien savoir ce que t’as envie et comment l’avoir, et de ne pas être influencé par les autres. La plupart des gens tombent directement dans le négative – c’est incroyable quand-même. C’est bien meilleur de faire le contraire, de penser positive !

C’est comme dans un film irréel aujourd’hui – le chamsin est très fort ; tout est gris, morne, sombre. Le soleil s’est caché totalement, et c’est comme au cinéma, après la fin du monde – comme ça va être notre Terre.

Si l’on veut de perdre le temps de sa vie, c’est la meilleure solution de venir dans les endroits pareils: genre bureau de l’emploi et d’autres organisations gouvernementales. Ça peut durer un temps illimité, et quand les heures d’ouvertures se sont terminées, on peut vous dire de revenir demain. Il y a tellement de gens qui ne font rien, qui occupent leurs postes pour une raison ou l’autre, mais pas pour le vrai.

Les jours passent et moi, je cours, je cours quelque part sans trop comprendre. Je fais des choses qui me font mal. Quand est-ce que je vais arrêter ça. 

Все такое желтое, оранжево-коричневое вокруг. Le bonheur d’arrêter et simplement être. Le bonheur, il vient de l’intérieur et ne dépend de rien à l’extérieur. Il est toujours là, il faut savoir s’arrêter pour l’écouter. Il me guidera au point où j’ai envie vraiment être. Et c’est correct pour toutes les personnes.

LES GENS NE SONT PAS DES CHOSES. Golan a gagné car il a proposé la meilleure solution aux gens.

Encore un endroit bureaucratique comme les autres. Quoi faire ? Même ici, dans cet endroit, où je voudrais tant travailler – parce que c’est un endroit qui s’occupe de la culture, de la musique, de cinéma. Je suis venue à une personne, on m’envoie à une autre et encore à une autre.

Et maintenant, je suis assise en attendant, je sens l’odeur du café. Les gens viennent et partent, ils discutent des choses pas très intéressantes et ils font semblance de s’occuper de qch d’important.

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F. Gouelan · il y a
"Le bonheur, il vient de l’intérieur et ne dépend de rien à l’extérieur. Il est toujours là, il faut savoir s’arrêter pour l’écouter."
C'est difficile d'exister vraiment, de se connecter à soi, à ses besoins, de trouver à l'extérieur quelque chose qui ressemble à ce qu'on a à l'intérieur.

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Olessya · il y a
La vérité est qu'il n'y a rien à l'extérieur. Tout se trouve à l'intérieur.
Je ne dis pas que c'est facile de se connecter à soi, mais j'encourage les gens à le faire, car cela en vaut la peine.
C'est un chemin parmi d'autre et chacun choisit le sien. C'est un chemin qui commence avec un tout petit quelque chose: un joli mot à soi, un sourire en face de miroir, un "non" à qqn et un "oui" à soi, et on se trouve un jour plein de force, de l'amour, de l'estime pour soi, et toutes ces choses-là, elles étaient toujours à l'intérieur. Il fallait les découvrir.

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F. Gouelan · il y a
L'extérieur peut être beau parfois aussi lorsqu'il est un regard de l'autre : le miroir de l'un, qui se reflète dans l'âme de l'autre.
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Olessya · il y a
C'est beau ce que vous écrivez ici
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F. Gouelan · il y a
Votre texte pose de belles idées :)
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Olessya · il y a
Je vous remercie, Françoise! Au plaisir 🌹
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Gladys · il y a
Bravo Olessya, joli prénom, jolie frimousse et une écriture qui va bien au-delà de la banalité, je suis conquise par tant de talent pour la vie. Il faut continuer l'écriture qui permet de se perfectionner. Et vous avez des cordes à votre arc, ce qui signifie en français de réelles dispositions .
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Olessya · il y a
Chère Gladys, je te remercie pour ces mots et pour l'encouragement. Je continue toujours écrire grâce aux gens comme vous.
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