Départ pour un calvaire

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Ces textes datent de bien longtemps, j’écrivais encore sur du papier, pour vous dire ! J’avais l’habitude de commencer mes textes en haut à gauche de la feuille et de les finir en bas à  [+]

Ce matin, je me lève avec un poids insoutenable sur mon si faible cœur. Personne ne parle quand ma famille me voit. J’entends ma mère pleurer silencieusement tandis que mon père est figé dans une triste expression de douleur. Mon petit frère se cache derrière la jupe de ma sœur qui tourne la tête. Mais je suis un homme, je dois assumer mon devoir et y aller.

Hier, quelqu’un a lu le papier à mon père. Celui-ci était effondré devant ce cruel document qui l’avait lui aussi condamné et il en garde d'affreux souvenirs. Ce si impitoyable papier qui m’oblige à changer mes petites habitudes. Du coin de l’œil je vois mon gros sac que je devine lourd et rempli d’équipements, car il m’en faudra pour traverser les difficiles épreuves que je vais rencontrer.

Je bois mon lait dans un silence de mort quand tout à coup, mon petit frère court vers moi en pleurant. Je sens ses larmes chaudes et innocentes sur mes mains qui tremblent. J’ai envie de pleurer mais je ne le peux pas, je ne le dois pas. Ils ne doivent pas avoir cette image de moi avant mon départ. Enfin, ma mère s’effondre sur moi en sanglotant, suivie alors de ma sœur. Mon père nous enlace tous tandis que mon frère me serre très fort les jambes.

Ce moment dure très longtemps mais vient le temps de se séparer. Mon petit frère hurle, retenu par mon père, courageux, et ma sœur s’est éclipsée pour qu’on ne la voie pas fondre en larmes. Ma mère me fait un dernier adieu et je pars sans me retourner, ravalant de pesants sanglots... Je vais à l’école.

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John-Henry Brichart · il y a
c'est très bon ! Et donc depuis le printemps 2011, plus rien ? Dommage...

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