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Dents d'accidents

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Luc Moyères

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Plusieurs milliers de personnes sont victimes, chaque année, d’accidents domestiques. Ce constat accablant laisse à penser que l’accident conserve, sous des dehors domestiques trompeurs, une grande partie de la férocité de ses instincts sauvages. Chaque maison recélant plusieurs sources d’accidents, il est urgent pour l’intérêt public de terminer au plus tôt la domestication complète de l’accident. Dans l’attente, lui imposer la vaccination et le port de la muselière s’impose d’évidence.
Il est d’ailleurs curieux que ces accidents soient si dangereux, car six dents, c’est peu pour nuire. Que dire alors des ascendants, seraient-ils plus dangereux que les « à que six dents » ? De plus, alors que l’Homo sapiens adulte arbore trente-deux dents, de nombreux ascendants, mal nommés « à cent dents », n’en ont d’ailleurs plus du tout, de dents, ce qui complique l’évaluation du risque.
Le sujet vaut cependant assurément qu’on s’en préoccupe, si on considère le nombre annuel de victimes. Le principe de précaution, maintenant inscrit dans notre Constitution, requiert donc d’édicter en toute hâte une disposition de santé publique : le port de la muselière pour les ascendants, sauvages ou domestiques, ingambes ou non. Juste contrepartie, il sera également nécessaire d’amender le Code pénal, le fait de « prendre l’ascendant » devenant un cas de mauvais traitement à être sensible.

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