Demain...la vie !

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Il se faufilait partout, sans crier gare. Il était furtif et malin. Il était cruel. Sa plus grande joie était de prendre possession de ce qui appartenait aux autres, de ce qui faisait leur vie. Il les malmenait jusqu’à ce qu’ils n’en puissent plus et abandonnent tout, y compris leurs espoirs et leur vie.
C’était un ennemi redoutable, un serial killer sans scrupule. Dès qu’il avait pris quelqu’un dans ses filets il ne le lâchait pas, tant qu’il ne l’avait pas entièrement détruit.
Il tissait sa toile autour de sa victime. C’est qu’il était vicieux et inventif, ce monstre.
Une brigade spécialisée le pistait dans tous les pays, car il frappait partout, au hasard, sans prévenir et à n’importe quel moment.
Ce pervers était doublé d’un sadique.
Avant de les tuer, il humiliait ses victimes. Il les forçait à se raser les cheveux. Et comme cela ne lui suffisait pas, il les mutilait. Il leur arrachait les seins et dévorait leurs organes. Une vraie saloperie ce gangster.
Afin d’éviter les terribles douleurs qu’il leur réservait, certaines de ses victimes préféraient se suicider. C’est qu’il les gardait longtemps en otage avant de les liquider. Il les martyrisait durant de longues périodes.
Il s’attaquait parfois à des enfants. Ces derniers résistaient mieux, tout du moins au début. Puis, sans savoir pourquoi, hop ! C’était fini. Pourtant c’était des sujets intéressants. Ils supportaient bien la douleur. C’est leur structure, plus fragile, qui faisait qu’ils s’abîmaient plus rapidement. Ce scélérat avait besoin d’en capturer beaucoup, pour satisfaire son besoin de destruction à petit feu.

Les diverses enquêtes de la brigade avaient permis de détruire quelques-uns des repères du brigand. Mais les enquêteurs n’arrivaient pas à le coincer. Pourtant ils avaient bien failli le faire. Ils avaient d’ailleurs réussi à sauver de justesse certaines de ses victimes. Ils étaient intervenus à temps. Il fallait redoubler d’effort.
Le problème, c’est qu’il s’était fait de multiples disciples qui frappaient en de nombreux endroits différents, dans le même temps.
La crapule ou l’un de ses acolytes, ressurgissait toujours là, où et quand on ne l’attendait pas. Ils multipliaient et diversifiaient leurs attaques.

Cependant, ce truand avait eu tort de s’attaquer à Marie. Cette dernière n’entendait pas se laisser faire. Une première fois, elle avait réussi à lui échapper. Sa force de caractère y était pour beaucoup.
Elle s’était rendu compte que cet infâme attendait qu’elle baisse sa garde pour l’agresser de nouveau. C’est qu’il n’aimait pas perdre la partie ce malfaisant. Marie avait alors fait appel à ses amis et à sa famille pour l’aider et la soutenir afin d’empêcher ce redoutable ennemi d’approcher d’elle.
Ensuite, elle s’était directement adressée à la brigade spécialisée pour la protéger contre la bête immonde.
La brigade spécialisée lui avait octroyé une garde rapprochée. C’était rassurant et apparemment, l’exterminateur n’osait plus s’approcher d’elle.

Néanmoins, cette brigade n’avait toujours pas réussi à neutraliser entièrement ce perfide, non plus que la plupart de ses complices. Elle avait, cependant, réussi à mettre à mal quelques-uns de ses acolytes. Mais cela n’était pas suffisant.
Les moyens avaient été renforcés pour anéantir ce serial killer. On avançait, mais il était toujours aussi meurtrier. La brigade espérait, quand même, finir par arriver à bout de ce criminel sans scrupule, ce meurtrier implacable... de son vrai nom, cancer !

Marie venait pour la énième fois à l’hôpital pour avoir les résultats de ses derniers prélèvements. C’est avec un grand sourire que son médecin l’accueillit et il lui tendit une petite boite enrubannée de rose. A l’intérieur il y avait ses derniers contrôles. Marie avait gagné la bataille. Certes, elle aurait un traitement à suivre quelques temps et des examens réguliers à supporter. Certes, elle avait été amputée de son sein gauche, mais son médecin lui avait déjà programmé une reconstruction mammaire.
Marie demanda un délai de réflexion.
Le jour d’après, elle avait pris sa décision. Elle avait de nouveau la vie devant elle. Elle allait refuser l’opération. Elle ne voulait plus subir d’intervention chirurgicale. En revanche, elle reviendrait régulièrement à l’hôpital pour soutenir les victimes de ce fléau et témoigner que tout était possible, elle en était la preuve.
Et puis elle ferait tous ces voyages dont elle avait rêvés : le sud de la Patagonie et le chant des baleines, la Namibie où la mer bleue tutoie de longues plages de sable blond, et le Pôle Nord pour s’extasier en admirant une aurore boréale... la vie, quoi ! la vie en rose !
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