3
min

Dégivrage

Image de Aslinn

Aslinn

0 lecture

0

J'entrais dans l'idée de m'acheter une arme, pas n'importe laquelle.Je voulais un revolver, sur de pouvoir tirer six coups.Je ne voulais pas subir l'enraiement de mon jouet au moment ou je serais dans le besoin de presser la détente. Je voulais quelque chose de pratique qui se tienne facilement en main. Je me sentais à l'aise, n'étais pourtant jamais rentré, aussi je pensais que l'homme n'avait jamais cessé de se perfectionner en termes d'armement, trouvant ceci plutôt rassurant, surtout lorsque l'on pense que l'ennemi lui aussi a accès à cette technologie! que lui aussi en a appris le maniement. Le vendeur s'approcha et je lui expliquais la situation dans laquelle je me trouvais. Il me demandait quelle utilité ferai je de mon arme, si j'allais régulièrement m'exercer dans un stand de tir, si j'étais fils de soldat ou si moi même j'avais été enrôlé pour défendre l'honneur de ma nation. "Je compte seulement me protéger,je préférerais ne pas en avoir l'utilité mais si un incident venait à se produire, je ne voudrais pas avoir à le regretter".Il paressait compréhensif et m'expliquait que beaucoup de gens comme moi venait le voir pour des tas de raisons,des gens qui craignaient que le jour ou un incident se produirait, ils ne puissent y répondre, faute d'imprudence.Ainsi, il déballait devant moi une demie douzaine d'armes à feu. Elles étaient toutes aussi brillantes les unes que les autres,mon choix s’arrêtait sur un modèle avec un canon plus long que les autres. Le vendeur m'expliqua que cela n'avait rien de pratique. Il avait vendu la même arme à une mère de famille dont il avait cru comprendre qu'elle projetait de gagner un maximum de fric en peu de temps.Elle s'était rendu au crédit municipal. Elle demanda qu'on lui rendit le bracelet qu'elle y avait déposée quelques jours auparavant. Au retour de la caissière, elle sortit son arme, du moins elle essaya, tout en hurlant "c'est un hold up",tandis qu' un flic en civil faisant la queue l’abatis d'une balle dans le dos. L'arme de la pauvre fille s'était coincée à la baleine de son soutien gorge.
Je lui répondais que cela était malheureux mais sans la présence de ce flic elle aurait sans doute réussit son coup, bien qu'elle aurait mise un certain temps à dégager son arme, le seul fait d'avoir hurler son futur larcin aurait encore une fois suffit à effrayer son monde.Il me demandait si je ne manquais pas de fric. Ce vendeur d'armes à feu était d'un grand réconfort pour moi, le type se sentait réellement coupable d'avoir vendu cette arme à cette jeune femme. Je voyais qu'il existait encore des gens avec une morale,la culpabilité n'absout pas tous les pêchers, mais le simple fait qu'il veille à ce que je ne finisse pas mes jours dans les heures prochaines ou que je les prolonge de quelques années en prison, suffisait à me le rendre sympathique. Ma dégaine avait du lui mettre la puce à l'oreille. Il insistait pour que je prenne l'arme en main. Il me demandait de reculer de quelques pas, "Encore!, reculez de deux bon mètres". Je me trouvais à présent adossé à la porte d'entrée. "Visez moi"qu'il a dit. Je lui dis que je ne pouvais pas le faire, il répétait " visez moi je vous dis! l'arme n'est pas chargée.Je réitérai mon refus,"il pourrait y avoir méprise et je ne voudrais pas être abattu d'une balle dans le dos par un flic de passage peu avare de bravoure". "Alors pivotez de 20 degrés et tenais votre arme droit devant vous.Maintenant visez cet homme.!" Je m’exécutais,"N'ayez crainte monsieur ceci n'est qu'un exercice".L'homme trop occupé à choisir quel modèle de carabine à air comprimé il offrirait à son fils ne s'était pas rendu compte que je le tenais en joue. En réalité cela me semblait pas très pratique. Le vendeur m'interrompit "alors?".Je lui répondais que je n'étais pas sur de l'avoir touché. "Vous voyez, je vous l'avez bien dis. Cette arme,vous l'enfoncez dans le bide du violeur de votre fille et vous faites feu, après quoi vous êtes libre de lui retirer les entrailles. Ce qui vous faut à vous, c'est quelque chose de discret, pour qu'au moment ou vous sentez le danger pointer le bout de son nez, l'autre ne sache pas que vous êtes en mesure d'y répondre.Comprenez vous?"Je voyais ce qu'il voulait dire, la dissuasion n'avait rien de bon, pire elle pouvait m'attirer des ennuies. Je n'étais pas la pour chercher les ennuies mais plutôt pour y faire face et rien de plus utile dans ce cas là que l'effet de surprise. Le colibri, petit revolver, voilà sur quoi mon choix s’arretait. Ma main et lui ne faisait qu'un. A dix mètre j’attrapais l’œil, à vingt cinq le cœur et les couilles;je relevais le bras, faisais un tour sur moi même,faisais feu sans savoir quoi viser, enfin,l'assurance du carton.
Je remerciais le vendeur de ses conseils avisés et m'empressais de rentrer chez moi."Chérie, enfin, nous sommes en sécurité". Ma femme n'aimait pas tellement les armes à feu , elle disait que sans elles, les hommes en seraient encore à se provoquer en duel à l'épée et les moins brave d'entre eux ne feraient pas de vague. Je refusais d'avoir à me battre pour éviter ma mort".Avec ceci que l'on vienne me provoquer en duel chérie, Pan Pan Pan!". Nous ne tomberions pas d'accord à ce propos. Elle tenait à ses occupations; et la mienne était de nous protéger. "Nous avons de nouveaux voisins mon chou, tu devrais aller te présenter, moi c'est déjà fait". L'arrivé de nouveaux voisins était toujours un peu comme la naissance d'un nouveau gosse,on est tout de même un peu responsable, il faut les rassurer, leur dire que l'on est là si besoin est. Avec certains, il est même arrivé que nous soyons amis.
0

Un petit mot pour l'auteur ?

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,