De la chaleur au froid ou de ma rencontre avec Valérie F.

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J'aime les mots et particulièrement la langue française mais je ne suis pas écrivain. Des choses que je vois m'inspirent quelquefois et j'essaie de traduire mes émotions d'alors  [+]

J’étais bien, pourtant dans cette mégalopole qui offrait plus de toiles sous les ponts de ma promenade que d’étoiles.
J’étais bien, de ces moments où les fossettes se creusent béatement comme pour ne pas voir le fossé entre la toile de tente sur terre et la voile de plaisance sur l’eau.
J’étais bien, d’huile comme le canal que je longeais, petite huile à qui la vie souriait le temps d’une "erre".
J’étais bien, parce qu’une étoile mystérieuse tissait sa toile autour de moi, me voilant mes sens telle une veuve noire.
Quelle douce mort lorsque, le venin aux relents de cognac inoculé, le drap finement tissé se rabattit sur moi comme un linceul.
J’étais bien, dans les pommes, dans cet éden verdoyant sans pommiers, échappant ainsi à la genèse d’une belle histoire marquée du péché de Nahash qui sifflait, à défaut, sous mon suaire.
J’étais bien, libre de tout péché. Et pourtant la chute advint, chassé du jardin pour un taxi froid.
A nouveau les voiles, sur mon visage, celui de mon chauffeur et entre nous.
A nouveau les toiles le long des trottoirs.
Je les voyais à nouveau. Loin de mon étoile.
J’ai fermé les yeux.
Noir.
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