Danse

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Ils écrivent tous si bien. Ma main ne peut lâcher son crayon et espère encore  [+]

Langueur, tristesse, chagrin, désespoir, des gestes lents, retenus. Des mains qui se tordent, se tendent et se cachent. Un visage tourné vers le sol, larmes retenues et puis le regard, vide encore, cherchant un ailleurs où se poser timidement, paupières entr’ouvertes. Epaules tombantes, corps courbé, à peine déplié. Et puis une détente, le corps se cambre, le cri tatoue le visage, les mains s’agrippent au vide et se referment tel un étau. Bref instant de révolte et d’impuissance. Déjà les lèvres rentrent, les bras glissent le long d’un mur invisible, les genoux plient, le ventre s’ouvre sous le coup d’épée du destin. Un long moment de repli, un écrasement, une chute, un retour au ventre maternel pour y puiser la force de vie. Et lentement relever la tête, détendre le visage, redresser les épaules, se dérouler comme une liane et ramper. Retrouver le sol des mains et des pieds comme une bête, hésiter encore à soulever ce poids qui écrase les épaules, le secouer enfin et à la manière d’un hercule reprendre la position humaine, s’assurer sur ses pieds, lever sans hâte les mains à hauteur de visage, les regarder se déployer, ouvrir la poitrine et d’un élan libérateur reprendre la marche, le regard fixé sur l’avenir, marquer la terre de l’empreinte forte de ses pas.
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