Dans la moiteur d'une nuit d'été

il y a
1 min
2
lectures
0

Après avoir été testeuse de matelas, dévoreuse de sorbets à la rhubarbe et chasseuse d'étoiles filantes, Angie est maintenant une accoucheuse de bonnes nouvelles  [+]

Image de Été 2020
C’est encore une de ces nuits où la tension entre nous est palpable. Il n’y a rien à faire. Jules m’hypnotise. C’est plus qu’une histoire d’amour ou de désir. C’est quelque chose d’inexplicable. Nos corps se comprennent, s’épousent et se consument. Nos discussions nous animent, nous font vibrer.
Cet homme me fait vriller.
Je suis chez lui. Je sirote un cocktail de fruits frais sous sa véranda. Une petite brise légère souffle sur ma nuque. Il fait tellement chaud que des gouttes de sueur perlent sur mon corps halé par le soleil de l’été indien. Il semble être obnubilé par les gouttelettes qui ruissellent entre mes seins. Je lui dis que je suffoque. L’air est terriblement humide. Il me regarde du coin de l’œil et murmure que mon souffle risque de se couper totalement dans les minutes à venir. Son air coquin veut tout dire. Je lui rétorque de ne pas promettre des choses qu’il ne sera pas en mesure de tenir. J’aime le titiller. Il n'a même pas le temps de me répondre que je vais vers la piscine qui se situe près de la véranda. Je fais glisser jusqu’à mes chevilles ma robe en lin. Le maillot de bain rouge échancré que je porte l'émoustille. Je me dirige langoureusement vers la piscine quand soudain je m’arrête. D’humeur taquine, j’enlève mon maillot. Sans même lui adresser un regard, je plonge dans l’eau. Ce n’est qu’une question de secondes. Je sais pertinemment qu’il ne va pas tarder à me rejoindre. À l’idée de sentir son torse ferme et musclé contre ma peau, je frémis.

À peine ai-je sorti la tête de l’eau, que je devine qu’il est derrière moi. Il me saisit par la taille. Ses mains parcourent frénétiquement mon corps. Il me mordille les lobes de mes oreilles. Je laisse échapper un gémissement imperceptible.
- Tu peux mieux faire, me susurre-t-il.
Je brûle de l’intérieur. Il commence à presser fermement mes seins. Je me cambre et dans la moiteur de la nuit, je me donne à lui. Tantôt docile, tantôt dominatrice, j’explore son être et nos limites. Notre insatiabilité nous électrise. Cet homme-là ne fait pas que sonder mon corps. Il le galvanise. L’expression « se donner corps et âme » prend tout son sens avec lui. Être dans ses bras est un parcours initiatique vers les rives du plaisir absolu et du lâcher-prise...
0

Un petit mot pour l'auteur ? 0 commentaire

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,