Dans la maison d'à côté

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Imaginer jusqu'à la dernière seconde  [+]

Image de 2020
Image de 15-19 ans
A côté de notre école, se trouve une vieille maison inhabitée. C'est le lundi 22 avril que des élèves de ma classe me forcèrent à y entrer. On racontait toutes sortes d'histoires sur cette maison ; qu'une sorcière y avait brûlée des enfants, que des araignées mangeuses d'animaux y habitaient. Mais du haut de mes 11 ans, je ne croyais pas à ces histoires, jusqu'à aujourd'hui.

C'est le lundi soir après les cours que la bande des cinq me prit à parti dans les casiers.

-Oh mais qui voilà, c'est Nora la pleurnicheuse! Lança le gros Dave.

Depuis que ma grand mère était morte cela m'arrivais parfois de pleurer pendant les cours. Après ça, Dave n'a pas arrêté de se moquer de moi et toute la classe s'y est mise. Il me tirait les cheveux quand je me faisais des couettes et me poussait dans la boue quand nous étions en court de sport.

-Tu sais quoi Nora? Tu vas faire un truc pour nous. Tu va aller dans la maison hantée rapporter mon ballon. Proclama Gabrielle.

Quand il prononça le nom "maison hanté", mon estomac se serra, je ne voulais pas y aller toute seule, et ma mère m'attendait à la maison.
Mais le regard fou de Dave m'intima le silence. Après tout, plus vite je récupérai son ballon et plus vite j'étais chez moi. Alors je les ai suivi sans broncher jusqu'au portail grinçant de la vieille bâtisse.

Maria me prit par les épaules avec force.

-T'as intérêt de ramener ce ballon Mackenzie, sinon...

Je me dégageais rapidement et sautais de l'autre côté de la clôture pour qu'il me laisse enfin tranquille.

-Allez Nora la pleurnicheuse, on te regarde !

J'avançais lentement à travers les hautes herbes et les ronces. Qui sait, peut être qu'un monstre se cache tapis dans l'ombre... Un frisson me parcourut de la tête au pied rien qu'à penser à ce qui pouvait bien ce cacher dans tous ces coins sombres.

Plus je me rapprochais de l'entrée et plus j'avais l'impression d'être coupée du monde, je n'entendais même plus les ricanements de la bande. Ma bouche devint sèche quand le vent dans les hautes branches du saule pleureur se mit à faire un son lugubre.

Mais il fallait continuer, il fallait avancer. Alors, c'est ce que je fis, jusqu'à arriver devant une porte en bois abîmée et entrouverte. Je pris mon courage à deux mains et je suis rentrée. Après tout, les monstres ne sont que des histoires pour faire peur aux enfants, non?

L'humidité m'accabla les narines, une odeur de moisissure se dégageait de toutes les pièces. L'obscurité m'empêcha de voir à plus de quelques mètres ce qui se passait. Le pire c'est qu'ils ne m'ont même pas dit dans quelle pièce se cachait ce fichu ballon.

C'est avec angoisse que j'avançais à tâtons.

Soudainement, l'escalier en bois grinça bruyamment. Je me tétanisais sur place, des gouttes de sueurs dévalèrent mon front. La panique commença à s'emparer de moi quand j'entendis un deuxième grincement, plus proche cette fois.

J'avais envie de hurler de terreur, de sortir de cette affreuse maison...

Au bout de quelques minutes, quand je fus certaine que le grincement n'avait pas repris, je me mis à continuais mes recherches. Puis brusquement, une main m'attrapa le bras. Un hurlement sinistre sorti de ma bouche tant j'étais effrayée.

Des ricanements inquiétants résonnèrent dans la maison, puis j’aperçus mon agresseur. C'étais Dave. Ils s'étaient moqués de moi comme d'habitude. Sans attendre, je sortis de la maison en courant, les larmes aux yeux.
Mais la terreur n'était pas finie, car le lendemain j'appris que la bande des cinq avait été mis en retenu juste après que je sois entrée dans la maison. Ce qui veut dire que les ricanements et la personne qui m'a attrapée la main et qui ressemblait à Dave n'était pas la bande des cinq. Mais alors qui ?

Pour les punir de m'avoir envoyée dans cette maison effrayante, le proviseur les expédia dans la maison pour une heure. Sauf qu'ils n'en sortirent jamais.

Personne ne su ce qui leurs étaient arrivés, ou ils étaient passés ou si on les avait enlevés. On les chercha partout dans la maison et dans le grand jardin, mais il n'y avait aucune trace d'eux. Seul un bénévole avait cru entendre des gloussements d'enfants.
Puis le temps passa, 1 puis 2 mois; la maison fut finalement détruite, on ne retrouva qu'un vieux ballon dégonflé et aucune trace des enfants. La population de la ville préféra oublier cette affreuse histoire mais moi je n'oubliais pas.

J'étais certaine de ce que j'avais vu et entendu, mais qui est-ce ? Ou plutôt qu'est-ce que c'était ?

Après cela, je ne fus plus jamais victime de brimade, car j'étais devenue plus forte.
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