cot cot...

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Le coq pérore et claironne
Une patte sur son crottin
L'autre levée comme s'il
Attendait un baise-main ;
Entre formules pompeuses
Et tournures prétentieuses
Les sommets, il les a atteints !

Les poules, elles, sur la paille
Jouent aux couveuses
Du soir au matin
Elles caquettent les cocottes
Et sous leurs ailes chuchotent
D'un air mutin et du soir au matin :
"Mon poussin ! Mon poussin !"

Elles jouent à fond les mères-poules
Car enfin, je vous le demande
Qui irait tuer la poule aux oeufs d'or ?
L'une même nomma son rejeton
Fabergé croyant l'illustrer
En lui imposant un prénom "pascal"
A consonance "tsarienne"...
Ce fut une poule mouillée
Avant de devenir un coq en pâte,
Alors que sa génitrice le rêvait
Coq gaulois, elle dut ma foi
Déchanter
D'autant que l'illustre maître
De la basse cour se pavanant
Sur son socle le lui chantait
Sur tous les tons et tous les matins !
Une de ses coreligionnaires
Qui rêvait, elle, de devenir Régente
De son coquelet, dut se contenter
D'un poids coq qui ne savait
Aligner deux mots et passait son temps
A passer du coq à l'âne ! Las !
Jamais elle ne pourrait régenter !

Elles qui espéraient un jour avoir des dents
On les renvoyait aux calendes grecques !
Misérable destin !
Une coquette pourtant
Les avait prévenues :
"Les promesses, mes soeurs,
N'engagent que ceux qui les écoutent !"

Las ! Las Las !
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