Coprophilie?

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Bonjour! 67 ans, infirmière à la retraite, j'aime les animaux, la lecture, la nature, la musique, surtout le piano dont je joue avec plus ou moins de bonheur. Si la couture et la cuisine me sont  [+]

Non loin de notre domicile existe un spot très pratiqué par les auto-stoppeurs.
S’ils ont pris l’habitude de s’y positionner c’est que le choix de cet emplacement est judicieux : situé dans une zone à vitesse limitée, on les voit de loin et les voitures ont la place de s’arrêter sans la moindre gêne pour la circulation.

Souvent j’y vois un petit couple, la trentaine à peine, qui, l’air très décontracté, rigole et bavarde en attendant l’âme charitable qui les mènera à bon port.

J’ai toujours été abasourdie par leur apparence : de la racine des pieds à la pointe des cheveux ( ou du bonnet rasta selon la saison ) : tout est unicolore.
Leurs bagages ne font pas contraste : eux-mêmes, leur mise, leur fourbi, tout est d’un très seyant marronnasse verdâtre.
C’est bien simple : de leur barda à leurs fringues, de leurs godillots aux dreadlocks, on les imaginerait tout droit sortis d’un pot de merde. Pour peu on chercherait du regard une flaque à leurs pieds.

Mon homme m’en fit un jour la remarque :
«  Et ben dis donc, ceux-là, ils risquent fort d’attendre un moment ! »
car lui aussi, pourtant d’ordinaire assez peu regardant, trouvait leur tournure pour le moins singulière.
« Détrompe-toi lui dis-je, cela m’a surprise au début mais je t’assure : le temps d’une course je repasse : hop ! ils ont disparu. »

Et je crois bien que c’est cela qui m’a toujours le plus étonnée dans cette histoire : qu’on les prenne malgré cet aspect quasi-excrémentiel!

Fétichisme ? Attrait de la différence ? En vie de se frotter à la fange ? Pitié ?


Peut-être tout simplement bon cœur.
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