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Combien d'Amis

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Zag

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Un jour un adolescent demanda à son grand-père.
-grand-père décris-moi un véritable ami !
Il le regarde avec tendresse et il lui dit :
-Mon fils je vais te raconter une histoire, et j’espère que tu vas comprendre le véritable sens de l’amitié, il y avait il y a longtemps de cela, un homme qui vit ; que son fils avait un tas de jeunes de son âge qui venaient l’appeler, pour passer le temps dans les futilités de la vie, alors il lui demanda !
-Qui sont tous ces gens qui viennent te déranger matin et soir, ton travail est bâclé, il faut que je le refasse, la nuit tu rentres tard, tu manges de moins en moins à la maison !
Et son fils de lui répondre :
-Ce sont mes amis !
-Et combien d’amis en as-tu s’il te plaît ? Lui dit son père.
-Cent ou un peu plus ! répond le fils.
-Et ils t’aiment tous et sont-ils prêts à faire n’importe quoi pour toi ! lui dit son père.
-Bien sûr nous sommes comme les doigts de la main entre nous ! Répondit le fils.
Deux jours après le père eut une idée pour donner une leçon à son fils et en même temps lui faire éprouver tous ce ramassis de sangsues dont son fils croyait qu’ils l’aimaient pour lui-même, il l’appela, son fils accourut et trouva son paternel tremblant, son fusil entre les mains qui fumait encore, et une forme allongée par terre couverte d’un drap épais couvert de sang, il posa la question à son père :
-Père qu’est-il arrivé ?
Le père d’une voix tremblotante lui dit :
-J’ai tué un homme mon fils, et c’est la première fois de ma vie que je me trouve face à une situation pareille, et je ne sais comment faire, si tu allais voir un ou deux de tes amis, pour qu’ils viennent nous aider à faire disparaître le cadavre !
-Et comment est-ce arrivé, et cet homme comment est-il arrivé
dans notre demeure ? demanda le fils.
-Je l’ai surpris en train de voler, j’ai voulu le surprendre, et le coup est parti et l’homme est tombé devant moi, voilà mon fils, presse-toi va voir tes amis !
Le fils alla voir ses amis un à un et chacun d’eux trouva une excuse pour se dérober.
Il revint vers son père confus et honteux, tête baissée, une envie de pleurer qui se lisait sur son visage, son père l’ayant vu venir de loin, prit une position de quelqu’un d’anxieux et comme si une frayeur nerveuse s’emparait des contours de son visage ; il lança vers son fils :
-Alors ils vont venir tes amis ?
L’enfant troublé penaud lança en direction de son père.
-Père chacun a trouvé une excuse pour se dérober, personne ne veut venir pour nous aider !
Son père riant sous cape dit à son fils.
-Laisse-moi réfléchir un instant pour retrouver mes esprits, et espérant trouver une idée quelconque pour nous sortir de ce bourbier !
Le fils se retira, laissant son père dans sa réflexion, après un laps de temps, le père appela son fils.
-Mon fils tu vas te rendre dans le village qui se trouve de l’autre versant de la montagne qui nous fait face, et tu demandes à voir Bachir fils de Ayache, et tu te présentes à lui, et tu lui dis mon père te demande de venir nous aider à enterrer un homme qu’il vient de tuer !
Le jeune homme prit le cheval de son père et s’en alla pour demander de l’aide pour son père ; à l’autre versant de la montagne qui se trouve à peu près à vingt kilomètres du village où ils résident son père et lui.
Arrivé au village en question il demande après celui que son père lui a demandé de quérir, on lui indique la demeure, il frappa à la porte, un homme de l’âge de son père lui ouvrit la porte, le jeune se présenta à lui, en prononçant le nom de son père, il vit le visage de l’homme s’illuminer, et lorsqu’il lui parla du pourquoi de sa visite, l’homme ne se fit pas attendre, il prit son manteau, son fusil sur l’épaule, sella son cheval et dit au jeune homme :
-Allons-y !
Le jeune homme resta sans voix et regardait l’homme qui le précédait, il sentit comme une sorte de joie l’envelopper, et une sorte de honte courir sur son visage.
Lorsque arrivés il vit son père qui les attendait sur le pas de la porte, les deux hommes s’étreignirent, et le jeune homme entendit l’étranger dire à son père :
-Où est le cadavre qu’on l’enterre !
Il entendit son père répondre :
-On va dîner d’abord !
Et l’étranger de répondre :
-Mon ami cette fois ci c’est moi qui décide au nom de notre amitié, on va enterrer le mort pour le laisser se reposer dans sa demeure, et après on dînera et on parlera de notre vécu !
Le jeune homme ne comprit rien lorsqu’il vit son père soulever le drap pour montrer à l’étranger le cadavre en question, à la place d’un homme mort tué, il vit un mouton rôti qui brillait dans toute sa splendeur, et il entendit son père dire à l’étranger :
-Voilà le mort qu’on va enterrer dans nos ventres toi, moi, lui ‘’en montrant son fils du doigt’’, et mes voisins que j’ai invité, c’est pour donner une leçon à mon fils en ce qui concerne l’amitié, la véritable, pas celle dans l’enjeu est l’intérêt !
Le jeune homme baissa la tête, son visage tout rouge de honte devant l’ami de son père. Les deux hommes éclatèrent de rire et lui tapèrent sur l’épaule.
Le grand-père regarda son petit fils et lui demanda :
-J’espère que cette histoire t’a donné la réponse sur la véritable amitié et le véritable ami !
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