Coin de vie

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Auteure née en 1979 (Vosges). Mention spéciale du prix Al Bayane 2013 de poésie pour son recueil Traces de vie ( éd. O. Ezrati, 2013, rééd. éd. Cana, 2016). Finaliste du Prix littéraire de  [+]

Ton départ, c'était une grande claque. Un réveil de ceux où l'on aimerait au fond que tout ne soit qu'un songe à perpétuité. mais voilà, le rêve a ses failles et la vie comme une passoire revient et déverse son trop plein, nous enlève le meilleur et nous laisse que la merde.
Le temps défile à vive allure, on dirait le TGV, difficile d'en descendre en marche. On reste coincé à l'intérieur, attendant notre tour pour rencontrer la Faucheuse et on prie pour que tout se passe un peu près comme il faudrait sans aucune certitude du lendemain si ce n'est l'éternel silence des cieux et de ses voix impénétrables.
L'automate-fantôme prend vie, sa vie de misère sous les ficelles. Et il sourit car on le lui demande. Il rit car les autres rient. Il ne pleure pas. C'est un automate et lui, ses larmes c'est un torrent intérieur.
Ton départ, m'a métamorphosé en automate-fantôme. Ton silence m'a broyé. J'ai eu envie de hurler mais ma gorge nouée a tout garder au fond d'elle. Mes yeux sont devenus secs. Mon corps n'a plus rien voulu sauf les douleurs pour continuer à vivre et à exister.
On s'est retrouvé en rêve. C'était mieux comme ça. Là, au moins, j'étais à tes yeux la personne la mieux du monde. Unique. J'étais déesse ou que sais-je encore. J'étais vivante et je remerciais Calderón d'avoir ouvert la voie de ce possible. Mon coin de vie. Le tien aussi. Notre vie est un songe.
Je t'aime de manière intemporelle, partout.
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