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Cogito ergo sum

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« Je pense donc je suis »
On n’a pas cessé de commenter la célèbre formule de Descartes. Sa portée philosophique serait immense. Sa réputation vient en partie de sa concision, car elle permet à tout un chacun de la mémoriser. Tout contribue enfin à en faire un objet de réjouissance.
Mais ce qu’on ne sait pas encore et que je vais m’employer à vous révéler, c’est la véritable origine et le véritable sens de cet énoncé.
Il faut tout d’abord rappeler un fait peu connu, mais parfaitement attesté, de la vie de Descartes.
Toute sa vie, notre René s’est réveillé tard. En fait, il ne se levait jamais avant midi.
Très tôt, on s’en était rendu compte, tout comme on avait compris à quel point il était génial. Si bien que ses maîtres au collège avaient parfaitement accepté ses levers tardifs.
Plus tard, lorsqu’il avait émigré en Hollande, où il vivait en solitaire, il avait pu continuer à faire sa grasse matinée quotidienne.
Et il aura fallu que la reine Christine de Suède le convoque à l’heure improbable de cinq heures du matin, en vue de sa leçon de philosophie, pour qu’il déroge à cette habitude.
Cela lui fut fatal : il prit froid et mourut peu après.
Cela ayant été rappelé, l’origine de la fameuse formule devient évidente. Descartes était un intellectuel. Son activité principale consistait à penser.
Si bien que chaque matin, après avoir ouvert un œil, puis l’autre, après avoir baillé encore un coup, il se disait : « Je pense, donc je suis réveillé !» (Cogito ergo excitatus sum).
Par la suite, il trouva que la formule raccourcie était plus élégante.
C’est dommage, car cela ne rend pas une justice suffisante aux écoliers qui ont du mal à se lever.
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