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Chronique d'une femme déçue

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Gal 91

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Tu te ballades dans la rue, tu regardes autour de toi, tu lèves les yeux au ciel ; une impression de déjà vu. Déréalisation. A l’intérieur de toi, c’est vide c’est creux c’est mort ; comme les feuilles que tu vois voler et s’échouer au sol. C’est l’automne. Hier soir, on t’a baisé, encore, et jamais. Le « on » est un être doué d’érection, un pouvoir de pénétration qui en fait un être suprême, un être à part. «  On » est à la fois l’indéterminé et le trop connu, la masse et l’unicité du moment. Faire l’amour pour exister, pour se sentir vivant ; voilà une triste erreur. Chaque coup de rein t’enfonce chaque fois plus dans le gouffre réducteur du vagin.
M a 26 ans, une jolie fille, dévouée, profondément en demande d’amour. Aucune confiance en soi. Une faille où se faufiler encore et encore, où jouir à l’étroit. Les hommes, elle en a rencontrés un paquet ; des beaux, des moches, des cons, des sympas, des mecs brillants, des idiots, des insignifiants, des irrespectueux.... Un seul point les unissait et les rapprochait : LA PENETRER. Se la faire, la baiser, la prendre, la posséder, se sentir puissant, ne serait ce qu’une poignée de minutes.
Se préserver, attendre le bon, dire non et se faire désirer : MERDE INTEGRALE. Pourquoi les femmes devraient se réduire à être un objet sexuel, oublier leurs désirs pour que seuls ceux de l’Homme soient comblés? « Il faut faire ceci et cela pour garder ton homme, pour qu’il ne pense pas des mauvaises choses de toi, il ne faut pas coucher tout de suite. » Voilà ce que la culture judéo-chrétienne nous apprend. Les femmes s’émancipent et se détachent de la société patriarcale dans laquelle leurs mères ont grandi, pour atterrir dans une société sans nom, sans valeur, sans morale, où seuls le plaisir et la consommation comptent. Surtout ne te salis pas ma fille, reste PROPRE. Et N’écoute surtout pas tes désirs et ton plaisir. Tu n’es pas là pour ça.
L’amour ça existe, on y croit tous et on y croit plus. Une expérience individuelle qui ne se partage pas. Un peu comme la souffrance. Du romantisme, pourquoi faire ? Désuet, démodé, passe à autre chose.
Pour la majorité, ils étaient juifs. Parce que quand t’es juive, il faut te marier avec un juif. Un devoir pour la pérennité du peuple élu, un besoin de transmission enraciné bien profondément. Une culture qui rapproche. Le besoin de réussite, l’ambition, le besoin de paraître. Ces gens qui sont visibles, elle les méprise et les admire à la fois ; ils sont tout ce qu’elle ne sera jamais et tout ce qu’elle ne veut pas être et pourtant ils sont inaccessibles. Elle a beau s’agiter, ils ne la voient pas. Le respect pour la femme : très peu pour eux ; certainement trop pour leur mère. Plaire, être aimé, séduire, ils aiment. Mais LE DON DE SOI, l’amour, très peu pour eux. La femme de leur vie c’est leur mère, pas de place pour une autre. Pas de carence affective ni matérielle, comblés de tout, de quoi pourraient ils avoir besoin ? Trop de femmes présentes qui cherchent un MARI, le paradis, y a qu’à se promener.... Je m’amuse, je profite, j’ai le temps, regarde toutes ces meufs qui sont en demande ; je peux être difficile et puis soyons honnête : qui pourrait arriver à ma hauteur ??? Un ego qui transpire à chaque nouvelle conquête et qui dégouline dès qu’ils bandent à nouveau. Réussite sociale. Kiffer. Kiffer. Encore et toujours. Toujours les mêmes métiers. Toujours à droite en politique. L’argent encore et encore. Toujours aussi terre à terre : je ne crois que ce que je vois, tout s’explique. REPETITION.
Pourtant ça fait chabbat et ça prie, ça croit en DIEU.... Un petit coup de bite après kippour ? 1h et je sors avec mes potes après....
Jeune avocate issue d’une famille plus que modeste, une finesse d’esprit, le cœur sur la main, et un bon petit cul pour couronner le tout. Elle aime analyser, comprendre, elle est curieuse, elle se remplit de jolies choses, un goût prononcé pour la beauté et pour la profondeur, le superflu c’est pas pour elle ; elle aime la vie TOUJOURS, elle aime vivre PARFOIS .Quelle conne de ne pas savoir choisir ses mecs, pour une meuf qui y voit clair, faudrait régulièrement remettre les compteurs à zéro. Elle elle est RIEN.
Trop ennuyeux pour que je les décrive, trop de confiance en eux. Un besoin de baiser incroyable. Pas toujours des bons coups. Pas toujours des athlètes, trop de couscous. Elle est pas assez bien pour leur intelligence et leur beauté... MAIS par contre ce qu’elle est bonne ! Un coup incroyable, un corps incroyable, une sensualité rarement rencontrée. Elle est sexy et elle les excite, elle aime faire l’amour et ça les rend fou. Mais attention y a la pute que tu baises et la madone que t’épouses, ne confonds pas. Elle elle elle disparait.
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