2
min

Chaton facétieux en danger !

Image de Dafodil

Dafodil

8 lectures

1

Chaque vendredi, Hélène et son amie partent en randonnée pour environ deux heures de promenade à travers la campagne ou la forêt. C’est, pour toutes deux, un vrai plaisir de se retrouver, et puis, c’est bon pour la santé et pour le moral. Les sujets de conversation ne leur manquent assurément pas !
Ce matin-là, comme il avait beaucoup plu la veille, de nombreux chemins étaient détrempés. Elles décident donc d’emprunter une piste cyclable et piétonne qui se trouve à l’autre bout du village. Pour y accéder, il faut marcher pendant un petit moment le long de la grand-route où circulent de nombreux automobilistes.
Elles avaient presqu’atteint la piste lorsqu’elles qu’elles aperçoivent un très jeune chaton, slalomant entre les voitures, satisfait comme un pacha et pas opposé du tout au fait d’être admiré !
« Mais, il va se faire écraser ! » crient les deux amies d’une même voix.
L’une d’elles parvient à attraper le chaton. Lui, évidemment ne l’entend pas de cette oreille.
« C’est une atteinte à ma liberté ! » pense-t-il.
En signe de protestation, il miaule furieusement et gigote vigoureusement des pattes de devant et de derrière.
« J’aime pas qu’on m’embête ! » proteste-t-il. « Pas moyen de vivre tranquillement sa vie » semble signifier ses protestations qui redoublent.
Une automobiliste qui a vu la scène s’est arrêtée sur le bas-côté.
« Je connais bien ces artistes ! » dit-elle, semblant être une spécialiste de la « chaton – thérapie ! »
L’artiste en question porte un joli petit collier rouge avec un grelot à l’intérieur duquel a été roulée une petite bande de papier sur laquelle figure un numéro de téléphone portable. Il s’agit vraisemblablement du numéro de la propriétaire du chaton. Contactée immédiatement, sa maîtresse dit qu’elle est au travail et qu’elle ne rentrera pas avant midi.
Que faire du mistigri ?
La conductrice propose aimablement de le raccompagner et se fait préciser le nom de la rue et décrire la maison « aux volets bordeaux ».
On se hâte donc d’installer Mistigri sur la banquette arrière de la voiture mais, rapide comme l’éclair, il prend la poudre d’escampette.
Le voici donc, de nouveau, en train de se pavaner, fier comme Artaban, sur la route au grand désespoir de ses trois protectrices.
L’une d’elles parvient de nouveau à l’attraper et le met dans la voiture, ne lui laissant cette fois-ci aucune possibilité de s’enfuir. Son air déconfit en dit long sur la contrariété qui est la sienne !
La conductrice part vers le domicile du chaton et les deux amies, rassurées, reprennent leur randonnée.
Les langues sont allées bon train pendant trois quarts d’heure environ quand elles décident de rebrousser chemin et de se diriger de nouveau vers la grand-route.
Et, là, ô stupeur ! Que voient-elles ?
Leur rescapé de toute à l’heure est en train de se régaler, l’air triomphant, de roulades sur la grand-route !
Elles n’en croient pas leurs yeux ! Il semble les avoir reconnues et, satisfait de son numéro, se décide à les suivre.
Les deux amies n’ont pas oublié le nom de la rue et la maison aux volets bordeaux.
Un bref appel : « Minet, Minet » suffit au chaton, parfois tenté de prendre la clef des champs, pour suivre les deux amies.
Le trio arrive enfin devant la maison aux volets bordeaux. Le chaton a reconnu les lieux et, l’air satisfait, en quelques bonds, il franchit la clôture.
Hélène sonne mais n’obtient pas de réponse. Il n’y a personne.
Pendant ce temps, le mistigri s’est installé majestueusement sur l’un des piliers du portail avec l’air ravi du propriétaire des lieux. Il a également sans doute compris que sa maîtresse ne tardera pas maintenant et semble prêt à l’attendre tranquillement après la bien divertissante récréation qu’il s’est offerte.
Les deux amies reprennent le chemin du retour.
1

Vous aimerez aussi !

Du même thème

Du même thème