Cette chose de Koumba passa le jour d’après !

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Je suis Joseph Fara Tolno, Guinéen, juriste, spécialiste en gestion administrative et financière, depuis plusieurs années je travaille dans l'humanitaire spécifiquement au sein du système des  [+]

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C’était très tôt à l’aube que Koumba se leva regardant dans le miroir de sa chambre au retour de la toilette ses seins qui n’étaient plus aussi pâles comme d’habitude. En Afrique, être mère sans se marier est parfois difficile à concevoir pour la majorité des familles mais tel était le cas de la Dame de toutes les situations comme je l’avais surnommée à la suite de notre discussion. Abandonnée par sa famille. Ses proches et amis ainsi que le Père de son fils, Monsieur Simon; Koumba était affolée et déprimée sur un coup tragique : le début d’un cancer de seins.
A la découverte de cette terrible maladie pour elle en début, elle décida de se suicidée ou de tout abandonné contre vent et marée de l’hum Où ses proches la traitait d’une fille facile qui traîne derrière toute sorte de maladie.
Je sais que des situations pareilles arrivent souvent dans des familles africaines mais le cas de Koumba était un cas loin du commun. Elle ne pouvait plus se débarrasser de la fuite d’information faite par les voisins dans tout le quartier de Dallaye au berge du Lac Kakony.
Le 15 août, quelques jours après la confirmation de la clinique du Centre par le médecin Dr. Wanda, la Dame Koumba rentra dans une crise profonde et continue avec le désespoir total de perdre sa vie mais loin de là, le cancer très tôt suivi n’est pas synonyme de mourir. Dr. Wanda proposa de l’hospitaliser sous son toit à ses propres frais, une action faisable mais très rares dans nos villes mais tout le désespoir plaintif s’emparai instantenement de sa patiente qui finalement avait même été chassée par son Père dans la concession familiale.
Une chose importante est du fait que Koumba était pieuse et priante. Elle ne baissait pas les bras dans les incantations et était très pieuse. Le matin du 20 août, elle bénéficie de la visite de son Eglise pour une prière intense et d’adoration afin de confier ses maux à Dieu. Le jour J, de tout étonnement, Koumba quitta la clinique pour une destination inconnue. Une irritation pas possible, une situation délicate et difficile. Son Eglise a été même indexée de mangeurs d’homme pour cause de disparition d’une fidèle.
Le 30 août de la même année, Koumba fut retrouvée chez un guérisseur traditionnel pour anéantir sa douleur mais procéder à son traitement. Cette chose a empiré son état mais avec une dernière chance de guérir si elle rentrait dans sa ville. Sous un contrôle inexplicable, au soir vers le couché du soleil à l’approche de l’appel à la prière par le muezzin de la mosquée d’en face qu’apparait un jeune mécanicien du nom de Solo. Le jeune Solo était titulaire d’un garage moderne de réparation des motos et aidait de surcroît le Papa de Koumba pour réparer sa moto mais ne savait pas du tout la relation qui existait entre eux. Ce jeune de passage voyant Koumba chez le guérisseur se précipita pour l’envoyer dans la même clinique afin de procéder à son traitement intense.
A la première vue du jeune par Koumba, quelque chose se passa où les deux continuaient à se regarder pendant une bonne minute dans un silence total avant que le secours ne commença. C’était le début d’un signe d’amour entre les deux jeunes que tout le monde à l’instant n’imaginais. Pendant tout ce temps, la fille de Koumba était avec sa Grand-mère qui s’occupait d’elle et préparais une recette avec le lait de vache pour lui nourrir, chose qui marchait très bien.

Koumba fut revenue à la clinique et bénéficia le lendemain de la visite du chef de la délégation féminine de la ville pour recenser les filles dans le même contexte afin de leur apporter un soutien. La ville de Sidafarani était très bien organisée à l’époque et Koumba bénéficia d’un traitement efficace pour sa guérison mais à vraie dire c’est l’amour qui la sauva puisque le jeune Solo passait tout son temps au chevet de cette fille inconnue sans repère.

À partir de septembre jusqu’à décembre de la dite année, Koumba réussi à passer le cap du stress, de la vie difficile pour vivre une merveilleuse vie en se rassurant que rien n’est impossible. A cette date, Solo et Koumba ont pu constitué une belle famille de 4 enfants dont 3 filles et vivent maintenant dans le quartier de Gono toujours dans la même ville mais Koumba et son Père ne sont jamais réconciliés puisqu’au delà de la vie que traversait Koumba à l’époque, son Père lui reproche d’épouser un musulman qui n’est pas de sa communauté.
Le reste de la famille vivent mieux cette situation mais les discussions sont restées ouvertes entre eux sans une marge en plus. Dr. Wanda fut remercié par la communauté et bénéficia à l’époque du prix de la bonté prônée par le Maire de la ville pour remercier tous les fonctionnaires de sa gouvernance locale.

Le groupe en charge du soutien au personnes atteintes de cancer est également géré par Koumba et Solo qui au delà de leurs différents métiers (Mecanicien/Coiffeuse), travaillent inlassablement dans les campagnes de sensibilisations et des discussions interactives sur les ondes de la radio rurale locale se Sidafarani pour hisser plus haut la voie des filles en détresse.
Tout fut passé vite dans la prière, l’entraide, l’amour et le professionnalisme, valeurs intrinsèques d’une vie tachée du blanc et de la transparence.
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