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Ce que je ferais ?

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Doet

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Je crois que je te tendrais tout simplement mes paumes, et t'inviterais à y déposer les tiennes.
En feignant l'innocence, je ferais doucement glisser mes pouces contre ta peau, le temps nécessaire à briser le tabou du premier contact entre nous deux.
Encore hésitant, je viendrais plonger mes yeux dans les tiens. J'abaisserais doucement tes mains, et j'obligerais alors nos deux corps à se rapprocher et à franchir le seuil de notre intimité.
J'irais chercher dans ton regard l'approbation qui portera mes lèvres jusqu'aux tiennes.
Elles se contenteraient dans un premier de temps de s'effleurer dans une simple caresse, puis, elles feraient naître de façon peu assuré nos premiers baisers. Le temps se figerait, témoin de l'éveil de sentiments que j'imaginerais immuables.
La douceur, la peur et la fébrilité de ces baisers s'estomperaient pour laisser place à la ferveur, l'intensité et la passion. Simultanément, mes mains viendraient parcourir ton corps. Elles seraient initialement chastes et douces, avant de crescendo, venir se placer là où elles ne te laisseront aucun doute sur mes intentions.
Je tâcherais de trouver l'instant où détacher doucement mes lèvres des tiennes. Je te prendrais par la main pour te conduire dans ma chambre. Nos sourires et nos regards à la fois complices et compulsifs nous accompagneraient sur le chemin de cette insoutenable attente.
Je maudirais ce moment terre à terre où nous aurons à nous dévêtir, mais il s'effacerait aussitôt que nos corps se rejoindraient dans un délectable peau à peau.
Je relâcherais légèrement mon étreinte pour autoriser mes mains à parcourir librement ton corps. J'imagine ta peau douce, légèrement fraîche. Je m'évertuerais à me construire une image, un souvenir tactile de toi. Je n'oublierais aucune once de ta peau, de ton visage, de tes fesses, de tes seins. Je n'aurais de cesse de les parcourir.
Craintivement, je m'assurerais de mes doigts des traces humides de ton désir, et je l'espère, rassuré, je viendrais tout naturellement en toi. Imperceptiblement, j'imprimerais dans mon esprit ce moment divin où nos corps ne feront plus qu'un.
Nous entamerions alors un ballet de positions où j'apporterais une vigilance particulière aux variations de ton souffle, de tes mots, de tes spasmes.
Nous nous partagerions la conduite de cette œuvre en se faisant tantôt doux, tantôt animal, tantôt dominant, tantôt dominé.
Je me parerais du dessein avouable de te faire jouïr, mais égoïstement, je fomenterais de t'amener là où la nécessité de nos étreintes viendrait s'imprégner jusque dans ta chair.
Je veux devenir un besoin vital à ton équilibre, que ton corps me réclame, que ton désir pour moi échappe à ta raison. Je veux l'assurance de pouvoir retrouver ces moments avec toi.
Je caresserais enfin l'espoir, de ressentir dans ton intimité, les contractions traduisant ton plaisir. Je m'abandonnerais alors en toi.

Voilà, ce que je ferais. Je crois.

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