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Ce jour-là

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Laura Stonem

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Arrache moi le cœur, brise le, détruit moi. Fais moi vivre un enfer, déteste moi.

Je serrais prête à tout supporter, tes insultes, tes coups de gueules, tes regards haineux..

Prend moi dans tes bras, sers moi contre toi, que je sente ton cœur battre à toute vitesse. Que je puisse voir à quel point tu me déteste.

Embrasse moi, puis dévisage moi de haut en bas.

Prend mon bras, regarde le. Observe bien. Tu vois? Tu y aperçois les cicatrices qui sont gravées sur le tableau que représente mon corps? Ses traits particuliers qui font de moi une fille stupide qui se croit encore vivante?

Ne culpabilise pas. Ne regrette rien. Tu n'as rien demandé de tout ça.

Tu ne pouvais pas savoir qu'en me parlant, je tomberais amoureuse de tes mots. Tu n'imaginais pas qu'en m'envoyant des messages jusque très tard le soir, je ne pourrais plus me passer de toi. Tu ne songeais même pas que lorsque tu es mal, je crevais pour toi.

Je vois dans tes yeux le regret qui se fond avec la haine. Je vois que tu aimerais revenir en arrière.

Mais ne t'en fais pas. N'ai pas peur pour moi.

Un jour, je partirais, je laisserais en toi un passage singulier, le mien.

Tu continueras comme avant, ta vie sans que j'en fasse parti. Tu fréquenteras des filles, sûrement plus jolies que mon visage fade sans expressions sur lequel on pouvait voir que j'allais terriblement mal, tu en connaîtra une qui te méritera, une qui t'aimera sûrement plus que moi.

Tu m'auras oublié, tu ne penseras plus à tout ces jours où je te parlais sans arrêt, où je ne pouvais plus me passer de toi.

Tu l'embrasseras, tu t'imagineras avec elle jusqu'à la fin..

Puis tu retomberas sur mon dernier message, celui qui disait à quel point tu comptais à mes yeux. Des larmes salées coulerons sensuellement sur tes joues légèrement rosées. Ce même message qui t'expliquera pourquoi j'ai voulu m'en aller. Qui te dira que si j'ai choisi cette voie, c'était pour ne plus être un poids en trop dans ta vie et pour te laisser ta liberté.

Tu te rappelleras que tu aimais me charrier, me faire jalouser. Que je te répondais que je m'en fichais, alors que dans le fond si ça avait été vrai ça m'aurait tué.

Un jour, je partirais. Ce jour là, tu comprendras que sans toi, je n'étais rien. Tu remarqueras que la seule chose dont j'ai toujours rêvé, c'était d'être avec toi.

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